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Le nombril pourrait donner de précieux indices pour le diagnostic de la maladie de Parkinson. C'est du moins ce qui ressort d'une étude publiée en septembre dans la revue Scientific Reports et relayée par le média IFL Science. Pour parvenir à cette conclusion, les scientifiques ont utilisé une nouvelle méthode de détection des pathologies qui s'appuie sur de minuscules composés présents dans l'air, les composés organiques volatils (COV). Ceux-ci ont la particularité de pouvoir être perçus par notre odorat.
L'équipe de chercheurs allemands a prélevé des échantillons au niveau du nez, du nombril et de l'oreille de vingt-quatre patients. Ces participants présentaient des pathologies différentes: un quart d'entre eux étaient atteints de la maladie de Parkinson, six souffraient de troubles cognitifs légers, six autres avaient été infectés par le Covid-19 et les derniers étaient en parfaite santé.
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L'odeur des cotons-tiges a ensuite été analysée par imagerie photoacoustique, une technique innovante utilisant des impulsions laser pour produire des ondes acoustiques détectables. Le faisceau laser est ainsi projeté dans l'air autour du coton-tige et les molécules odorantes en suspension absorbent la lumière, ce qui génère de minuscules ondes sonores, ensuite captées par un instrument extrêmement sensible. Chaque mélange de molécules produit son propre motif sonore.
Amélioration du dépistage non invasif
Les résultats des chercheurs sont sans appel: chaque personne émet des signatures de COV différentes. Les prélèvements nasaux et ombilicaux donnent davantage d'informations. Cinq longueurs d'onde suffisent à distinguer les échantillons selon les différentes pathologies. «Ces résultats suggèrent que l'analyse olfactive d'écouvillons en coton, combinée à la spectroscopie, pourrait constituer une approche prometteuse pour les futures technologies de dépistage non invasives», écrivent les scientifiques dans leurs conclusions.
Mais tous les experts ne sont pas aussi optimistes. Cette étude, menée sur un échantillon de personnes restreint, présente plusieurs limites. La maladie de Parkinson et les troubles cognitifs touchent principalement les personnes âgées. La méthode utilisée pourrait, en réalité, ne détecter qu'une signature générale liée au vieillissement.
La recherche a cependant déjà montré que les odeurs corporelles sont étroitement liées à la maladie de Parkinson. Grâce à leur odorat particulièrement développé, certains chiens sont capables d'identifier les personnes malades.
Une infirmière écossaise, Joy Milne, a fait parler d'elle grâce à un certain «super-pouvoir»: celui de détecter la maladie à son odeur. Elle a d'abord remarqué que l'odeur corporelle de son mari était devenue plus musquée. Six ans plus tard, le diagnostic est tombé: celui-ci était atteint de la maladie de Parkinson. Joy Milne a ensuite commencé à identifier cette même fragrance chez d'autres membres d'un groupe de soutien destiné aux personnes atteintes de la maladie.
Si ce changement d'odeur reste encore largement mystérieux pour les scientifiques, certains avancent qu'il résulterait d'une modification de la production de sébum. Mais ces variations olfactives pourraient surtout permettre aux nouvelles technologies, comme l'imagerie photoacoustique, de faire avancer le diagnostic d'une maladie qui touche aujourd'hui plus de 250.000 personnes en France.





























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