Dans le langage courant, le terme burn out apparaît surtout associé à la sphère professionnelle. Toutefois, cette forme d’épuisement extrême peut aussi concerner le couple. Les spécialistes parlent même d’un burn out amoureux. Explications.

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  •  causes et remèdes, en français), publié en 1996.Photo Adobe Stock

    Le concept d’épuisement amoureux tire son origine des travaux de la psychologue américaine Ayala Pines, à travers un ouvrage intitulé Couple Burnout : Causes and Cures (L’épuisement du couple : causes et remèdes, en français), publié en 1996.

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  • Par la suite, le psychologue et médiateur familial canadien François Saint-Père l’a développé dans Le Burn out amoureux (Editions de l’Homme - 2012).Photo Adobe Stock

    Par la suite, le psychologue et médiateur familial canadien François Saint-Père l’a développé dans Le Burn out amoureux (Editions de l’Homme - 2012).

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  • « L’épuisement amoureux correspond à un état physique, mental et émotionnel particulièrement douloureux, qui s’installe lentement et insidieusement », explique-t-il. Au point d’engendrer une « souffrance importante », chez l’un des deux partenaires. Laquelle doit être distinguée d’une lassitude passagère à l’égard de la relation.Photo Adobe Stock

    « L’épuisement amoureux correspond à un état physique, mental et émotionnel particulièrement douloureux, qui s’installe lentement et insidieusement », explique-t-il. Au point d’engendrer une « souffrance importante », chez l’un des deux partenaires. Laquelle doit être distinguée d’une lassitude passagère à l’égard de la relation.

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Le concept d’épuisement amoureux tire son origine des travaux de la psychologue américaine Ayala Pines, à travers un ouvrage intitulé Couple Burnout : Causes and Cures (L’épuisement du couple : causes et remèdes, en français), publié en 1996.

Par la suite, le psychologue et médiateur familial canadien François Saint-Père l’a développé dans Le Burn out amoureux (Editions de l’Homme - 2012).

Quelle définition ?

« L’épuisement amoureux correspond à un état physique, mental et émotionnel particulièrement douloureux, qui s’installe lentement et insidieusement », explique-t-il. Au point d’engendrer une « souffrance importante », chez l’un des deux partenaires. Laquelle doit être distinguée d’une lassitude passagère à l’égard de la relation.

Et pour cause, elle survient lorsque « la personne ne parvient plus à tolérer la relation dans son état actuel, tant elle est malheureuse, tout en se sentant largement impuissante à la faire évoluer dans la bonne direction », enchaîne François Saint-Père.

Un cheminement…

Le psychologue pointe « l’accumulation de nombreuses insatisfactions et déceptions vécues au sein de la relation ». Il ajoute : « la personne en épuisement amoureux a souvent la conviction d’avoir tout tenté pour rendre sa relation plus satisfaisante. En vain et dans un contexte où elle ne se sent pas en mesure d’assumer une séparation ». Face à des efforts de relance qui sonnent comme autant d’échecs, « la déception et la tristesse font progressivement place à l’impatience et à l’irritabilité », reprend-il.

« Puis survient la démoralisation. Elle perd peu à peu tout intérêt pour son couple. Ayant épuisé une grande partie de ses ressources, elle éprouve un profond sentiment de découragement et d’échec ». Avec en toile de fond, une séparation qui reste compliquée à appréhender, malgré le burn out amoureux.

Quelles alertes ?

Epuisement physique, manque d’énergie, irritabilité, difficultés à dormir, tristesse : même s’ils n’ont rien de spécifiques, de nombreux signes doivent être pris au sérieux. François Saint-Père évoque ainsi « des symptômes dépressifs », avec des patients qui peuvent « se tourner vers la consommation de substances, comme l’alcool ou les somnifères, pour tenter d’atténuer leur souffrance ».

Pour le reste, d’autres facteurs doivent alerter. Comme le fait, par exemple :

  • d’avoir une vision plutôt négative de son ou de sa partenaire et de la relation ;
  • de se demander si l’on aime encore ;
  • de ne plus éprouver de sentiments amoureux pour lui ou elle ;
  • de ne plus éprouver de désir, pour cette personne ;
  • d’éviter sa présence ;
  • de ne plus avoir d’espoir que la relation s’améliore ;
  • d’évaluer régulièrement les avantages et les inconvénients de poursuivre la relation…

En sortir…

Pour François Saint-Père, « à ce stade d'épuisement, une consultation avec un thérapeute de couple est souvent recommandée ». De quoi s’offrir un espace pour « définir une vision commune de la relation, apprendre à être en relation de manière plus harmonieuse, notamment en améliorant la communication et la gestion des conflits et des différences ». Mais dans tous les cas, il préconise un accompagnement psychologique du partenaire en souffrance. « D’autant plus bien sûr, en présence de symptômes de dépression. »

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