NE LAISSER PAS LE 5G DETRUIRE VOTRE ADN Protéger toute votre famille avec les appareils Quantiques Orgo-Life® Publicité par Adpathway
Le père et la mère s'accusent mutuellement de violences sur leurs trois enfants. Ils ont comparu devant le tribunal de Lisieux.
Article réservé aux abonnés S'abonner

Par Rédaction Le Pays d'Auge Publié le 19 sept. 2026 à 18h10
Âgés respectivement de 49 et 47 ans, le père et la mère s’accusent mutuellement de violences sur leurs trois enfants entre Saint-Gatien-des-Bois, Honfleur (Calvados) et Livry-Gargan (Seine-Saint-Denis). Ils ont tous les deux été jugés au tribunal de Lisieux mardi 15 septembre 2026. La présidente a fait observer que les déclarations des trois garçons à l’encontre de leur père étaient concordantes et corroborées par les éléments cliniques rapportés par le médecin légiste et l’expert psychiatre qui les ont examinés. Ces derniers ont par ailleurs noté une amélioration de leur état depuis qu’ils ne le rencontrent plus.
Le procès du couple fait suite à quatre plaintes déposées par la mère de famille, entre le 10 novembre 2023 et le 20 février 2025. La femme a quant à elle été convoquée par citation directe devant la justice en septembre 2023 par ce dernier pour les mêmes faits, ainsi que pour le non-respect de son droit de visite et d’hébergement fixé par le juge aux affaires familiales (JAF).
Coups, propos dégradants…
Le 10 novembre 2023 – alors qu’une procédure de divorce a été engagée – la femme déposait plainte à l’encontre de son conjoint pour violences sur leurs trois enfants âgés à l’époque de 11 à 16 ans.
Les faits qu’ils lui ont rapportés : coups de poing « partout sur le corps, sauf le visage », propos dégradants et enfermement dans leur chambre sans manger se seraient déroulés au cours de leur vie commune, principalement pendant les séjours qu’il effectuait pour des raisons professionnelles en région parisienne. La femme, qui a obtenu la garde de ses enfants, a dénoncé d’autres faits, notamment avoir arrosé leur fils aîné tout habillé avec un jet d’eau, puis avoir incité le plus jeune à se scarifier.
Concernant les premiers faits, le prévenu précise qu’ils se sont déroulés parce que son fils a chuté dans une fosse à purin au retour d’une promenade à poney. Il assure ne pas avoir eu d’autre solution pour le débarrasser des excréments. Quant aux plaies saignantes zébrant l’avant-bras du plus jeune, elles proviendraient de sa tentative maladroite de rasage des poils.
Une temporalité « qui interpelle »
En préambule de sa plaidoirie, l’avocat du mis en cause relèvera une temporalité « qui interpelle » :
« Le 7 novembre 2023, le JAF recevait une assignation où mon client demandait le bénéfice de la garde alternée. Trois jours plus tard, son ex-femme dépose une plainte contre lui pour des violences qui auraient eu lieu pendant leur vie commune. »
La femme avait elle-même a répondre de violences sur les deux aînés. Elle reconnaît pouvoir se mettre en colère et être amenée parfois à les séparer quand ils se battent « comme des chiffonniers ». Poursuivie de surcroît pour non représentation d’enfants, elle s’est retranchée derrière le refus des deux aînés de passer le week-end chez leur père.
Relaxe requise pour la mère
Après avoir requis la relaxe de la mère, la représentante du ministère public a demandé une peine de 12 mois de prison, assortis d’un sursis pendant 2 ans à l’encontre du père, avec obligation de soins et d’effectuer un stage de responsabilité parentale, ainsi que le retrait de l’exercice de son autorité parentale sur ses trois enfants. La magistrate a demandé de rejeter la demande de non-inscription de cette peine au bulletin B2 de son casier judiciaire.
Le délibéré sera rendu au cours de l’audience du 13 octobre prochain.
Personnalisez votre actualité en ajoutant vos villes et médias en favori avec Mon Actu.


1 hour_ago
15



























.jpg)






French (CA)