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Un bébé est décédé fin décembre à Angers. Il avait consommé du lait infantile, qui faisait partie du rappel massif pour présence de céréulide.
La rédaction avec AFP - Aujourd'hui à 12:16 - Temps de lecture :
Une dose « anormale » de la toxine céréulide a été retrouvée dans un lait infantile consommé par un nourrisson décédé fin décembre à Angers, ont indiqué vendredi les avocats de la famille, sans que le lien avec le décès soit établi.
Selon un communiqué des avocats, le nourrisson avait consommé ce lait infantile Guigoz « dans les heures précédant son décès brutal ».
« Si un taux radicalement anormal de toxine céréulide dans le lot expertisé a ainsi été relevé, reste à établir que cette situation explique médicalement le mécanisme de mort », précisent les avocats Sophie Lodeho et Pascal Rouiller, confirmant une information du Courrier de l'Ouest.
Une petite fille de 27 jours morte le 23 décembre
Contacté par le Courrier de l'Ouest, le procureur d'Angers, Éric Bouillard, n'a pas souhaité commenter cette information, indiquant que « l’enquête est toujours en cours, des analyses sont toujours en cours ».
L'enquête a été ouverte en décembre par le parquet d'Angers pour rechercher les causes du décès d'une petite fille de 27 jours, morte le 23 décembre au domicile de sa maman.
La mère avait contacté les enquêteurs en janvier en évoquant une boîte de lait Guigoz qu'elle avait donnée à son bébé, boîte qui « appartenait aux lots rappelés », selon les précisions de Éric Bouillard à l'époque.
Un lien de cause à effet qui reste à prouver
La toxine céréulide est au cœur de la vague de rappels de laits infantiles depuis mi-décembre.
Plusieurs enquêtes judiciaires se déroulent actuellement en France après la mort de trois nourrissons qui avaient consommé des lots de poudre contaminés.
Fin février, un premier lien d’intoxication au lait infantile a été confirmé chez un bébé hospitalisé à Montpellier (Hérault), selon une enquête de Radio France. Une information confirmée par le gouvernement, qi a toutefois précisé que cela ne permettait pas de conclure à un lien de cause à effet.
Une soxantaine de pays concernés
L'affaire des laits infantiles a débuté en décembre, avec d'abord le rappel par Nestlé de dizaines de lots dans une soixantaine de pays à cause de la présence potentielle de céréulide, une toxine pouvant provoquer des vomissements dangereux chez un nouveau-né.
Depuis, une cascade de rappels similaires a eu lieu dans le monde par des industriels comme Danone ou Lactalis, mais aussi de plus petits acteurs de ce marché en pleine croissance.


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