Une récente analyse mondiale publiée dans The Lancet Oncology estime que près d’un tiers des années de vie en bonne santé perdues à cause du cancer du sein sont associées à six facteurs de risque modifiables. Autrement dit, des choix individuels appropriés et des politiques de santé pourraient réduire une part importante du fardeau de la maladie.

En partenariat avec Destination Santé - Aujourd'hui à 17:30 - Temps de lecture :

  • Le cancer du sein demeure la principale cause de morbidité et de mortalité prématurée chez les femmes dans le monde. En 2023, on estimait à 2,3 millions le nombre de nouveaux cas de cancer du sein et à 764 000 le nombre de décès, ce qui représente environ 24 millions d’années de vie en bonne santé perdues à cause de la maladie.Photo Adobe Stock

    Le cancer du sein demeure la principale cause de morbidité et de mortalité prématurée chez les femmes dans le monde. En 2023, on estimait à 2,3 millions le nombre de nouveaux cas de cancer du sein et à 764 000 le nombre de décès, ce qui représente environ 24 millions d’années de vie en bonne santé perdues à cause de la maladie.

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  • Une récente étude publiée dans The Lancet Oncology comprenant des données de 204 pays et territoires révèle que 28 % de la charge mondiale du cancer du sein (soit 6,8 millions d'années de vie en bonne santé perdues en raison d'invalidités et de décès prématurés) étaient liés à six facteurs de risque potentiellement modifiables. Lesquels ?Photo Adobe Stock

    Une récente étude publiée dans The Lancet Oncology comprenant des données de 204 pays et territoires révèle que 28 % de la charge mondiale du cancer du sein (soit 6,8 millions d'années de vie en bonne santé perdues en raison d'invalidités et de décès prématurés) étaient liés à six facteurs de risque potentiellement modifiables. Lesquels ?

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  •  elle est associée à près de 11 % des années de vie en bonne santé perdues.Photo Adobe Stock

    La consommation importante de viande rouge est le facteur qui pèse le plus dans l’analyse : elle est associée à près de 11 % des années de vie en bonne santé perdues.

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Le cancer du sein demeure la principale cause de morbidité et de mortalité prématurée chez les femmes dans le monde. En 2023, on estimait à 2,3 millions le nombre de nouveaux cas de cancer du sein et à 764 000 le nombre de décès, ce qui représente environ 24 millions d’années de vie en bonne santé perdues à cause de la maladie.

Une récente étude publiée dans The Lancet Oncology comprenant des données de 204 pays et territoires révèle que 28 % de la charge mondiale du cancer du sein (soit 6,8 millions d'années de vie en bonne santé perdues en raison d'invalidités et de décès prématurés) étaient liés à six facteurs de risque potentiellement modifiables. Lesquels ?

La consommation de viande rouge

La consommation importante de viande rouge est le facteur qui pèse le plus dans l’analyse : elle est associée à près de 11 % des années de vie en bonne santé perdues.

Pour les auteurs, l’enjeu n’est pas nécessairement de bannir tout aliment, mais de réduire les excès et de rendre les choix alimentaires plus accessibles au quotidien.

Le tabac

Le tabagisme, y compris le tabagisme passif, est associé à 8 % des pertes d’années de vie en bonne santé. La fumée de cigarette contient en effet plus de 70 substances cancérigènes pouvant provoquer des mutations génétiques dans les cellules mammaires.

Une glycémie trop élevée

C’est le troisième facteur mis en évidence par l’analyse (6 % des années de vie perdues). Un taux de sucre élevé dans le sang et le diabète sont associés à un risque accru et à une progression plus rapide du cancer du sein. 

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L’obésité

Un indice de masse corporelle (IMC) trop élevé est associé à 4 % du fardeau mondial qu’est le cancer du sein. Selon les chercheurs, pour la glycémie comme pour le surpoids et l’obésité, la prévention doit passer par des choix politiques visant à faciliter l’accès à des choix plus sains (alimentation équilibrée, activité physique…).

L’alcool

Sur les 61 000 nouveaux cas déclarés chaque année en France, plus de 8 000 sont attribuables à une consommation d’alcool, même modérée. Le risque de développer un cancer du sein augmente proportionnellement à la consommation d'alcool et ce risque apparaît dès moins d'un verre par jour.

Lorsque l’alcool est ingéré puis métabolisé, l'éthanol (alcool pur) produit de l'acétaldéhyde, un composé toxique qui peut dégrader l'ADN des cellules mammaires. L'alcool perturbe également l'équilibre hormonal, en particulier les niveaux d'œstrogènes, qui jouent un rôle crucial dans la prolifération des cellules cancéreuses. 

La sédentarité

Le manque d’activité physique est responsable de 21 % des cancers du sein et de 2 % des années de vie perdues en bonne santé. Or l’activité ne se limite pas au sport intensif : marcher, se déplacer à vélo, danser, jardiner ou pratiquer une activité adaptée à ses capacités peuvent aider à lutter contre la sédentarité.

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