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DÉCRYPTAGE - En donnant de la psilocybine à des souris, des chercheurs réussissent à empêcher des neuropathies, des altérations des nerfs périphériques qui accompagnent trop souvent les traitements anticancéreux.
C’est une des complications majeures des chimiothérapies anticancéreuses. Chez 30 % à 40 % des patients - ce nombre varie en fonction des molécules et peut grimper jusqu’à 80 % - les patients souffrent d’une altération du fonctionnement des nerfs périphériques qui peut se manifester par des symptômes variés : fourmillements, engourdissement, sensation de coton ou de marche sur un sol irrégulier ; brûlures, décharges électriques ou douleurs provoquées par un contact habituellement non douloureux ; diminution de la sensibilité au toucher, à la vibration ou à la température, troubles de l’équilibre et de la marche, etc.
« La chimiothérapie anticancéreuse, c’est un peu le “bulldozer” du traitement : elle peut être extrêmement efficace contre les cellules tumorales, mais avoir aussi des effets très délétères sur les nerfs périphériques », explique Hichem Bouchenaki, chercheur associé de l’équipe NeurIT, à l’université de Limoges, spécialiste de l’évaluation de molécules candidates…


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