Un visage grave transfiguré par un sourire qui raconte tous les possibles, toutes les victoires, grandes et petites, sur l’adversité. Une voix voilée d’un léger grain. Depuis son entrée fulgurante dans le cinéma français avec A nos amours de Maurice Pialat, en 1983, alors qu’elle n’a que 16 ans, Sandrine Bonnaire est l’une des interprètes les plus marquantes et les plus aimées de la scène et des écrans. Sans toit ni loi d’Agnès Varda, Jeanne la Pucelle de Jacques Rivette, La Cérémonie de Claude Chabrol, Monsieur Hire de Patrice Leconte: Sandrine Bonnaire a construit une carrière d’une rare cohérence traversée par des rôles de femmes en marge, en rupture, en résistance.
Alors qu’elle vient de terminer le tournage à Saint-Malo du film du réalisateur québécois Pascal Plante, Filles du Roy, et qu’elle commence ces prochains jours les répétitions pour la pièce de Sarah Kane, 4.48 Psychose, elle sera à Genève le 11 juillet, pour la première édition du festival littéraire Le Grand Juillet. Une manifestation qui débute le 4 juillet et qui promet beaucoup en réunissant des auteurs et autrices, suisses et internationaux (lire ci-dessous), dans des cadres intimistes et conviviaux, entre le lac, la ville et la campagne.


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