Début son lancement lundi dernier, le salon Eurosatory permet de découvrir les innovations technologiques qui pourraient se retrouver au sein des corps armés dans le futur. C'est le cas notamment des drones, puisqu'un premier escadron de chasse français, intégré au 1er régiment d'infanterie marine d'Angoulême, devrait obtenir plus de 15.000 engins d'ici la fin de l'année.
Le drone, c'est l'idole du salon Eurosatory, rendez-vous mondial de l'armement qui se tient à Villepinte (Seine-Saint-Denis), jusqu'à vendredi. Les industriels développent de nouvelles technologies pour se mettre à la page des nouveaux conflits, notamment en Ukraine. De son côté, la France innove, aussi, puisque l'armée de Terre aura à la fin de l'année plus de 15.000 drones.
Ce premier escadron de drones de chasse est intégré au 1er régiment d'infanterie marine d'Angoulême et ambitionne d'être une sorte d'unité spéciale de dronistes capables de produire des effets importants sur l'ennemi. En tout cas, bien plus importants que des soldats au sol qui risqueraient de mourir sous les balles adverses.
L'intégration de l'IA, un enjeu majeur
Grâce à l’intelligence artificielle, l’escadron peut déployer des essaims de drones d’attaque voire kamikazes. Les télépilotes manœuvrent à proximité de la zone de mort d’un front, rendue inaccessible en raison de la présence de drones rivaux.
Ce nouveau concept a été testé l’année dernière lors d’un exercice en Estonie. Alors que l’embryon de cet escadron de drones de chasse ne représentait que 5% des forces du groupement, il a, à lui seul, causé 20% des pertes de l'ennemi.
Un ratio très intéressant pour débloquer des situations d’apparence figée, où l’engagement humain direct apparaîtrait comme trop coûteux. Cet escadron de drones de chasse a démontré toute son utilité et d’autres unités devraient être créées dans cinq autres régiments d’ici à la fin de l’année.


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