Désormais, il est «interdit d’interdire» en Russie… Cela sonne comme une boutade, mais ce n’en est pas une. Et encore moins un clin d’œil au célèbre slogan de 1968. Il s’agit d’une «demande insistante» adressée aux médias loyaux du régime par l’administration présidentielle, l’institution politique la plus puissante du pays. C’est ce que révèle le journaliste et politiste Andreï Pertsev, qui officie notammentpour le site d’information indépendant Meduza et la Fondation Carnegie pour la paix.
Selon lui, il y a quelques jours le Kremlin a formellement demandé aux journalistes d’utiliser le moins souvent possible le terme «d’interdiction» dans leurs articles et de le bannir des titres de leurs journaux. Plus généralement, ces derniers sont invités à «écrire moins sur ces sujets — interdictions, restrictions et amendes», poursuit-il dans un entretien au Temps.


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