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Par Le Figaro avec AFP
Le 17 juin 2026 à 12h36
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Le premier ministre, au pouvoir depuis près de deux ans, martèle qu’il entend rester à Downing Street, malgré son impopularité et plusieurs défections dans son gouvernement.
Passer la publicité Passer la publicitéLe premier ministre britannique Keir Starmer, contesté au sein du parti travailliste, a tendu la main mercredi 17 juin à son principal rival, Andy Burnham, engagé dans un scrutin local pour revenir au Parlement et tenter de l'évincer de Downing Street. Le maire du Grand Manchester se présente jeudi à une élection législative partielle dans une circonscription proche de cette grande ville du nord-ouest de l'Angleterre, où son principal adversaire est un candidat du parti anti-immigration Reform UK de Nigel Farage. Donné vainqueur selon les sondages, cet ancien ministre pourrait, s'il l'emporte, défier Keir Starmer à la tête du Labour, et donc du pays.
Le premier ministre, au pouvoir depuis près de deux ans, martèle qu'il entend rester à Downing Street, malgré son impopularité et plusieurs défections dans son gouvernement. «Je ne vais pas partir, je vais me battre», a-t-il encore répété mercredi, lors d'un entretien à la chaîne Sky News depuis Evian où il participe au G7. Mais il a semblé tendre la main au populaire Andy Burnham, en affirmant souhaiter qu'il joue «un rôle important au gouvernement». «Il a été un maire formidable à Manchester. Et s'il revient au Parlement (...) il sera un atout fantastique pour notre parti et pour le pays», a insisté le Premier ministre.
Andy Burnham en embuscade
Pour pouvoir participer à une élection interne au Labour pour remplacer Keir Starmer à la tête du parti, Andy Burnham doit d'abord redevenir député. Il lui faudra ensuite rassembler le soutien de 81 parlementaires. Mercredi, l'ancien ministre de la Santé Wes Streeting, autre rival de Starmer qui a démissionné du gouvernement après la cuisante défaite du Labour aux élections locales de mai dernier, a affirmé qu'il avait les parrainages nécessaires et s'est dit «prêt à y aller».
«Nous ne pouvons pas continuer dans cette incertitude et cette paralysie, il faudra qu'il y ait une compétition», a-t-il déclaré à la BBC, sans préciser quand il pourrait déclencher les hostilités. «Je pense que le premier ministre devrait disposer d'un peu d'espace et de temps pour réfléchir pendant le week-end (...) Je préférerais que le Premier ministre prenne une décision lui-même, plutôt que de me laisser, à moi, à Andy ou à qui que ce soit d'autre, le soin de déclencher une compétition», a-t-il ajouté.


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