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Par Le Figaro avec AFP
Le 29 juin 2026 à 17h38
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Le yen est tombé lundi au plus bas depuis 40 ans face au dollar, lesté par la divergence entre les taux d’intérêt américains, encore amenés à remonter cette année d’après le marché, et japonais, toujours très bas. Vers 15h15 GMT (16h15 heure de Paris), la monnaie japonaise perdait 0,12% à 161,94 yens pour un dollar, après avoir touché 161,96 yens pour un dollar, du jamais vu depuis décembre 1986.
«Les opérateurs intègrent de plus en plus dans leurs anticipations au moins une hausse des taux de la Réserve fédérale (Fed) cette année, s’éloignant ainsi du consensus prévalant avant le conflit lié à l’Iran, qui tablait sur deux baisses de taux en 2026», rappelle Ricardo Evangelista, d’ActivTrades, interrogé par l’AFP. Parallèlement, la Banque du Japon (BoJ) a certes relevé plus tôt ce mois-ci son taux directeur à 1%, en vue d’endiguer l’affaiblissement du yen et l’inflation nourrie par la guerre au Moyen-Orient.
Mais la banque centrale japonaise «semble moins déterminée à poursuivre le resserrement de sa politique monétaire» et «le gouvernement continue de favoriser des coûts d’emprunt faibles», note l’analyste. Le billet vert perdait pourtant du terrain lundi, en baisse de 0,32% face à l’euro, à 1,1421 dollar, malgré la reprise des hostilités au Moyen Orient où malgré le protocole d’accord signé le 17 juin, avec le contrôle du détroit d’Ormuz au cœur des tensions.
L’or aussi plombé par les perspectives de hausses des taux américains
De tels développements pourraient enfler les prix des hydrocarbures, ce qui profite théoriquement au dollar, devise dans laquelle nombre de produits pétroliers sont libellés. Mais «le pétrole n’a pas connu de rebond significatif, les investisseurs restant fidèles à leur optimisme» sur une résolution du conflit, constate Francesco Pesole, analyste chez ING. Le forum des banquiers centraux organisé à partir de lundi par la Banque centrale européenne (BCE) à Sintra, au Portugal, donnera lieu à un panel particulièrement attendu mercredi auquel prendra part le nouveau président de la Réserve fédérale américaine (Fed), Kevin Warsh.
Plusieurs indicateurs concernant le mois de juin sont aussi attendus cette semaine, au premier lieu desquels l’inflation en zone euro et l’enquête mensuelle sur les créations d’emplois dans le secteur privé aux États-Unis par ADP et Stanford Lab mercredi. Jeudi, suivra le rapport sur l’emploi du ministère du Travail américain. Les perspectives de hausses des taux américains plombaient aussi l’or, valeur refuge concurrente du dollar, qui chutait de 1,51%, à 4026,70 dollars l’once.


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