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La mairesse d’Alma et le préfet de la MRC de Lac-Saint-Jean-Est réclament une rencontre avec le chef du Parti québécois (PQ), Paul St-Pierre Plamondon, d’ici le scrutin du 5 octobre au sujet du prolongement du lien routier à quatre voies divisées vers Alma et de la régionalisation de l’immigration.
Sylvie Beaumont et Louis Ouellet ont effectué cette sortie dans une vidéo et une longue publication diffusées sur la page Facebook de la mairesse en fin de journée jeudi. Les deux élus régionaux prennent alors la parole devant l’Assemblée nationale, à Québec.
Ils affirment avoir rencontré la cheffe de la Coalition avenir Québec (CAQ), Christine Fréchette, et le chef du Parti libéral du Québec (PLQ), Charles Milliard, concernant d’enjeux importants pour leur secteur.
Ils affirment toutefois être préoccupés par la prise de position du candidat du PQ dans Lac-Saint-Jean, William Fradette, qui ne s’est pas engagé pour le prolongement du tronçon à quatre voies divisées de la route 170 vers Alma.
Nous avons rencontré Charles Milliard, chef du Parti libéral du Québec, pour lui présenter nos priorités. Nous avons également rencontré Christine Fréchette, qui s’est engagée à défendre nos enjeux régionaux et, surtout, à compléter ces 10 kilomètres que nous attendons depuis maintenant 50 ans, peut-on lire dans la publication.
Du côté du Parti québécois, le candidat dans Lac-Saint-Jean continue malheureusement d’exprimer des réserves sur ce projet et ne nous a toujours pas donné l’engagement clair que nous attendons, a ajouté la mairesse sur le réseau social.
Position claire de la CAQ
Contrairement à la CAQ et sa cheffe Christine Fréchette, le candidat péquiste William Fradette, s’est en effet refusé de s'engager à compléter ce tronçon manquant promis depuis des décennies.

William Fradette est candidat du Parti québécois dans Lac-Saint-Jean (Photo d'archives).
Photo : Radio-Canada / Myriam Gauthier
En 2022, William Fradette, aussi candidat dans cette circonscription, avait tenu des propos similaires, affirmant qu'il y avait d'autres priorités sur les routes régionales. Cette fois, ses propos sont plus nuancés. Il ne s'opposera pas au projet, mais, avant de s'engager, il veut un portrait clair de la situation, a-t-il déclaré plus tôt cette semaine lors d’une entrevue dans l’émission Place publique.
William Fradette a dit qu'il ignore les coûts du prolongement de la route 170 et a accusé la CAQ de ne pas avoir livré ses promesses. L’étude d’impact environnemental a toutefois été déposée dans les derniers mois par le ministère des Transports et de la Mobilité durable, mais aucun financement ne figure au Plan québécois des infrastructures (PQI). Le PQI mentionne simplement que le projet est à l'étape de la planification.
Je pense que ce gouvernement-là n’a pas été transparent envers les Québécois, puis moi j'en ai toujours fait un point d'honneur d'être transparent, mais d'être honnête aussi avec les gens. Je pense que la nuance des propos est importante. Moi, je ne mettrai jamais de bâtons dans les roues dans ce projet-là, sauf que je pense, puis c'est ce que les citoyens me disent, qu'il y a des priorités pour sécuriser nos routes régionales [...] Je ne m'engage pas à le réaliser parce que je ne les sais pas, les coûts, a dit le candidat péquiste.

À la sortie de Jonquière, l'autoroute 70 devient la route 170 à quatre voies divisées (Photo d'archives).
Photo : Radio-Canada / Catherine Fillion
La mairesse d’Alma a invité le chef péquiste à entendre les besoins des régions.
Si M. St-Pierre Plamondon peut s’engager à réaliser un nouveau REM dans l’est de Montréal, un projet évalué jusqu’à 5 milliards de dollars, il peut certainement prendre, comme Christine Fréchette, un engagement ferme pour compléter 10 kilomètres de route à quatre voies divisées attendus depuis un demi-siècle, a lancé Sylvie Beaumont dans un texte sur sa page, ajoutant que la région attend des réponses claires.
Des réponses sur l'immigration aussi demandées
Quant à la régionalisation de l’immigration, les seuils à la baisse proposés par le PQ préoccupent les élus du Lac-Saint-Jean. Ils ont d’ailleurs martelé ce discours à plusieurs reprises depuis le début de la campagne électorale. Des entrepreneurs ont aussi invité les partis à la prudence avant de baisser les seuils des travailleurs étrangers temporaires.
La réduction de l’immigration temporaire proposée par le Parti québécois soulève des inquiétudes bien réelles chez nous. Nos entreprises, nos industries et plusieurs de nos services essentiels dépendent de travailleuses et de travailleurs étrangers qui contribuent chaque jour à la vitalité de notre région, a dit Sylvie Beaumont.


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