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Roland-Garros : au bout du suspense, Alexander Zverev vainc ses démons et s’offre son premier titre du Grand Chelem

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Ce dimanche Porte d’Auteuil, l’Allemand a dominé l’Italien Fabio Cobolli en cinq sets, lors d’une finale qui aura soufflé le chaud et le froid.

Libéré et délivré d’un poids, Alexander Zverev, en montagnes russes, a su dompter ses nerfs si fragiles pour glaner son premier titre du Grand Chelem, à 29 ans, après trois finales perdues. Le néophyte Flavio Cobolli a offert une très belle résistance, avec beaucoup de hauts et de bas, lui aussi (6-1, 4-6, 6-4, 6-7, 6-1). Un an après le chef-d’œuvre Alcaraz – Sinner, cette finale 2026 n’a pas été inoubliable en termes de qualité de jeu, émaillée de fautes directes, mais, une nouvelle fois, riche en suspense et en rebondissements ! Épilogue d’une édition complètement folle qui restera dans les mémoires.

D’un puissant coup droit croisé, le numéro 3 mondial a bouclé le premier acte en 35 minutes. L’Allemand, très costaud, a fait respecter sa loi. Imperturbable sur son service (76% de réussite en premières), impressionnant en revers, solidement installé sur sa ligne de fond de court, le natif de Hambourg a dicté sa loi, poussant Cobolli régulièrement à la faute (16 fautes directes, seulement 3 points gagnants). Crispé et rouillé (il n’avait pas disputé de match depuis quatre jours en raison du forfait de son compatriote Matteo Arnaldi), Cobolli est passé complètement au travers du premier acte (6-1).

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Les débats se sont équilibrés dans le deuxième set. Au 7e jeu, l’Italien, plus relâché, s’est même procuré sa première balle de break de la finale. Une opportunité effacée par l’Allemand, très solide en revers. Mais rattrapé par ses vieux démons, il a ensuite commis deux doubles fautes et craqué sur son coup droit décroisé pour offrir le premier break à Cobolli. Trouvant de meilleures zones et faisant parler la puissance de son coup droit, le Florentin a confirmé son break d’un service-volée. De quoi agacer le favori sur le papier, encore poussé dans ses derniers retranchements sur son service dans le neuvième jeu du 2e set. Le niveau de jeu montait d’un cran, les deux finalistes enchaînant les points gagnants. Et le 14e mondial n’a pas flanché au moment de recoller à un set partout après un bras de fer de 55 minutes (4-6). Pour le plus grand bonheur du Philippe Chatrier acquis à la cause de l’outsider transalpin.

Ce dernier a dû écarter deux balles de break dans le cinquième jeu du troisième set. La menace Zverev se précisant au cours d’un troisième acte particulièrement indécis. Cobolli offrant une belle résistance à l’image de ce magnifique coup droit long de ligne pour égaliser à 4-4. Zverev a fait le spectacle, avec une splendide contre-amortie d’un petit coup droit croisé pour mener 5-4. Sous pression face à un Zverev de nouveau tranchant, l’Italien, en difficulté sur ses premières (seulement 50% de réussite), a craqué au pire moment sur son engagement en fin de troisième manche. Il a commis deux vilaines fautes de coup droit pour offrir le troisième acte à Zverev (6-4).

Alors qu’il semblait plus serein, Zverev nous a fait une «Zverev» en début de quatrième set avec deux vilaines doubles fautes pour relancer l’Italien qui a saisi son opportunité de break pour prendre les commandes de cette manche. Rattrapé par son inexpérience à ce stade la compétition, la tête de série 10 a relancé son adversaire en enchaînant les fautes sur son jeu de service dans le sixième jeu du set. Zverev arrachant le débreak sur sa quatrième opportunité, suite à un revers expédié dans le filet. De quoi agacer le Transalpin. À qui perd, gagne. Le quatrième acte devenait illisible. L’Allemand dégoupillant à son tour. Et d’une vilaine faute de volée de revers, cédant une nouvelle fois sa mise en jeu dans le septième jeu…Mené 5-4, service Cobolli, Zverev, de nouveau conquérant, a su recoller d’un fabuleux revers long de ligne. Sur un fil, l’Allemand, qui a pris des médicaments et s’est fait manipuler par le kiné au onzième jeu, n’a pas arraché le 27e de ses 28 derniers jeux décisifs disputés à Roland-Garros. La faute à sa fébrilité chronique et aussi à Cobolli, qui a su chercher le set par un superbe coup droit gagnant le long de la ligne en bout de course. Tout était à refaire pour l’Allemand après 3 heures 31 de combat en dents de scie.

À l’entame du dernier acte, Zverev a profité d’une faute en coup droit décroisé de l’Italien pour s’emparer du service adverse. Encore fébrile, par moments, il a su tout de même faire parler son expérience en étant plus malin que son adversaire dans le petit jeu. Double breaké, Cobolli s’est fait masser les deux mollets et a raté un smash «tout fait» pour rester en vie. Et Zverev s’est envolé et s’est écroulé de bonheur, au bout de sa quête. Aucun joueur allemand n’avait remporté un titre du Grand Chelem depuis 1996 et Boris Becker à l’Open d’Australie.

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