Les pavés des cités vaudoises et les gares du canton résonnent encore des dernières distributions de tracts. Jusqu’à samedi compris, les candidats au remplacement de Rebecca Ruiz et leurs militants arpenteront marchés et quais, conscients que l’élection restera serrée ce dimanche 29 mars. Si le premier tour a placé Jean-François Thuillard en tête (45% contre 44,2%), offrant une douche froide au camp socialiste, le second tour s’apparente à une partie d’échecs où chaque camp tente de ne pas devenir l’otage de ses alliés de circonstance.
Roger Nordmann affiche une «pêche» intacte. Entre des rencontres d’électeurs à Vevey, au CHUV, à Bussigny et Renens, une conférence-débat sur la politique des seniors à Clarens, le candidat socialiste laboure le terrain pour transformer l’essai technique en élan populaire. «Je suis déçu en bien par ces conférences, elles ramènent du monde», confie-t-il. Chaque poignée de main compte. Pour rattraper son adversaire, il lui faut capter certaines des 18 000 voix d’Agathe Sidorenko, la candidate d’Ensemble à gauche qui a quitté la course au soir du premier tour. La gauche radicale a bien appelé à faire barrage à l’UDC, pourtant, Roger Nordmann reste lucide de la fragilité de ce ralliement. Il tempère: «Je ne suis pas propriétaire des voix des électeurs. Je pense néanmoins que les différences entre Jean-François Thuillard et moi sont tellement nettes sur la politique fiscale et les services publics qu’il n’y a pas photo.»


3 month_ago
88






















.jpg)






French (CA)