Le sport, c’est le corps. Pas que, mais beaucoup, et avant toute autre considération. Il en reste forcément quelque chose devant la glace. Un œil exercé repère facilement si une silhouette a été dessinée par la pratique d’un sport ou sculptée par la musculation. Et distingue entre les sports le muscle lissé du nageur de celui, nerveux, du boxeur. Le mollet fin du basketteur de celui, plus rond, du sprinteur.
Lorsqu’on déambule en décembre dans les paddocks du Concours hippique de Genève, on a souvent l’impression de croiser le même cavalier. Ils se ressemblent tous, élancés, maigres, des jambes très toniques et l’air un peu strict d’athlètes toujours dans le contrôle. A haut niveau, le sport sélectionne les profils. Ce n’est pas le basket qui rend grand, mais une grande taille qui conduit au basket. Chez les amateurs, c’est moins calibré mais il y a des foulées de footballeurs, des cuisses de cyclistes, des mains de marins, des doigts de grimpeurs, des avant-bras de joueurs de tennis, des cous de lutteurs, des chevilles de gymnastes.


10 hour_ago
33






















.jpg)






French (CA)