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La Ville de Rimouski a terminé la première phase des travaux visant à stopper les écoulements de lixiviat de son ancien dépotoir vers la rivière Rimouski.
Ces travaux ont permis l'installation d'un système de pompes pour acheminer le lixiviat vers des étangs aérés. Ils ont été achevés à la fin du mois d'août.
Ce sont les travaux à court terme que l'on devait faire. Maintenant, on est en préparation pour les travaux à moyen et long terme.

Une traînée de lixiviat rejetée dans une fosse à saumon de la rivière Rimouski, captée par les chercheurs dans les dernières années.
Photo : Richard St-Louis
Les travaux à moyen terme consistent à installer des canalisations.
Ils sont déjà commencés, selon la Ville qui espère les terminer d'ici la fin octobre. Cette opération réduirait le risque de contamination du ruisseau que l'on trouve dans le secteur.
Ces travaux sont nécessaires, selon le maire, car les installations aménagées jusqu'ici n'empêchent pas ce qu'il appelle les résurgences de lixiviat.
Un dépotoir n'est pas un lieu statique. C'est un lieu où il y a beaucoup de choses qui se passent en dessous et qu'on essaie de contrôler.

C'est le gouvernement fédéral qui a ordonné à la Ville d'agir pour protéger la rivière Rimouski
Photo : Radio-Canada / Patrick Voyer
La solution à long terme pour stopper de manière définitive les écoulements de lixiviat vers la rivière Rimouski n'est toujours pas connue.
D'ici la fin de l'année, des experts doivent soumettre à la Ville différents scénarios et échéanciers, mais déjà, la Ville prévoit des travaux de grande ampleur qui vont durer trois ou quatre ans.
Des contacts avec Ottawa
C'est le ministère fédéral de l'Environnement qui a exigé la réalisation de ces travaux pour stopper la pollution jugée inacceptable de la rivière Rimouski. La facture sera très élevée, d'où des discussions avec Ottawa pour une éventuelle contribution financière du fédéral pour ces travaux.
Le fardeau financier est énorme. On parle de 40 M$ potentiellement investis pour une population de 50 000 résidents.
Selon le maire, il n'existe aucun programme gouvernemental pour financer ce type de travaux.
Il espère toutefois une solution hors programme, d'autant qu'il dit que de nombreuses villes au Québec, mais aussi ailleurs au Canada, sont confrontées à des problèmes similaires avec leurs anciens dépotoirs.
Guy Caron souhaite aussi recevoir éventuellement une aide du gouvernement du Québec.
Avec les informations de Marie-Christine Rioux


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