Une partie du destin du football s’est joué au Mexique. C’était il y a 20 ans. Pep Guardiola venait de terminer sa carrière aux Dorados de Culiacán, où il se prenait de passion pour les phases de relance de la sélection nationale mexicaine, alors entraînée par Ricardo La Volpe. Champion du monde 1978 en tant que gardien remplaçant, l’Argentin avait commencé sa carrière sur les bancs en 1983, à seulement 31 ans. Il était déjà au Mexique, où il a fini par inspirer un courant (le lavolpismo), mais gagné seulement deux titres (champion 1993 avec Atlante et vainqueur de la Gold Cup 2003).
Admiré mais aussi moqué dans son pays d’adoption pour ses penchants égotiques, il a vu sa sortie de balle devenir un label déposé, la salida lavolpiana. Bien au-delà d’El Tri, qu’il a dirigé de 2002 à 2006 et qui affronte l’Equateur dans la nuit de mardi à mercredi pour une place en huitièmes de finale, elle est aujourd’hui étudiée par les stratèges du monde entier. A Guadalajara, Le Temps a rencontré son professeur originel.


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