NE LAISSER PAS LE 5G DETRUIRE VOTRE ADN Protéger toute votre famille avec les appareils Quantiques Orgo-Life® Publicité par Adpathway
Une des voix les plus porteuses de la Basse-Côte-Nord s’est éteinte. Randy Jones, figure politique et ardent défenseur des intérêts de sa région, est décédé à l’âge de 69 ans.
Randy Jones est mort le 23 décembre en après-midi, dans l'avion qui le transportait de Sept-Îles à Blanc-Sablon.
Né à Harrington Harbour en 1956, Randy Jones s’est démarqué par son implication à plusieurs niveaux de gouvernement. Il a notamment occupé le poste de maire de Gros-Mécatina, qui comprend entre autres le village de La Tabatière, où il vivait.
Longtemps capitaine de bateau, Randy Jones se lance en politique en 2005, deux fois plutôt qu’une. La même année, il accède à la mairie de Gros-Mécatina et tente peu après sa chance comme député de Manicouagan au fédéral.
Dès lors, il fait du prolongement de la route 138 un de ses combats, qu’il poursuivra toute sa vie.
Dans une entrevue accordée à Radio-Canada à l’époque, M. Jones dévoile son caractère militant.
En 1988, j'ai été à Québec avec un seau d'eau et j'ai manifesté deux jours de temps devant l'Assemblée nationale, jusqu'à ce que M. Pierre Paradis sorte et dise : "Pour l'amour du ciel Randy, rentre, on va te parler." Une semaine après, on l'a eu notre système d'aqueduc.
Randy Jones est défait à l’élection fédérale, avec seulement 14 % des voix de la région.
Signe des années à venir, les électeurs de la Basse-Côte-Nord l’appuient massivement. Les résidents de Mutton Bay et de La Tabatière le portent à la mairie de Gros-Mécatina pendant 16 ans, soit cinq mandats. Il sera aussi choisi comme préfet de la MRC du Golfe-du-Saint-Laurent en 2017.
Au terme de sa dernière élection, en 2021, Randy Jones jette un regard sur son parcours au micro de Boréale 138. À ses yeux, l’arrivée du réseau cellulaire et internet haute vitesse dans sa région éloignée la même année représente son plus grand accomplissement.

Gros-Mécatina n'est toujours pas lié à la route 138, un des grands combats de la vie de l'ancien maire Randy Jones. (Photo d'archives)
Photo : Radio-Canada
Quand tu parles d’avoir des frissons dans le dos. C’est vraiment un moment fort, dit-il, rapportant que sitôt arrivé dans la région, le réseau cellulaire a aidé à sauver des vies.
Le francophile de la Basse-Côte-Nord
Représentant élu d’une région à prédominance anglophone, Randy Jones parlait un français impeccable. À plusieurs reprises, il s’est d’ailleurs porté à la défense du Québec.
Ce fut par exemple le cas en 2014, quand il s’oppose au mouvement séparatiste à Blanc-Sablon, qui envisage de quitter la Belle-Province pour rejoindre le Labrador voisin.
L’année suivante, il va même jusqu’à évoquer que, si c’était à refaire, il aurait voté « oui » au référendum de 1995, exaspéré par le gouvernement conservateur de Stephen Harper.
Les relations de Randy Jones avec ses vis-à-vis au sein de l’administration municipale n’ont pas toujours été de tout repos. En tant que maire de Gros-Mécatina, Randy Jones entame en janvier 2016 des démarches judiciaires contre cinq de ses conseillers municipaux, leur réclamant des centaines de milliers de dollars.

Randy Jones, en 2016 en Basse-Côte-Nord. (Photo d'archives)
Photo : Radio-Canada / Daniel Fontaine
Ceux-ci avaient démissionné en avril de la même année. Comme le conseil municipal ne peut plus siéger, c’est la Commission municipale qui administre la communauté jusqu’aux prochaines élections.
C’est d’ailleurs en citant un climat de travail difficile au conseil municipal de Gros-Mécatina que Randy Jones démissionne de son poste de maire, en 2021, quelque temps à peine après avoir été élu. Il laisse du même coup son siège de préfet de la MRC du Golfe-du-Saint-Laurent vacant.
Alors qu’il entame son dernier voyage, Randy Jones laisse à ses héritiers politiques en Basse-Côte-Nord plusieurs grandes ambitions, dont celle d’une route appelée à traverser les paysages qui l’ont vu naître.


5 month_ago
61



























.jpg)






French (CA)