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L’industrie du grand air de la Côte-Nord devra désormais faire appel à d’autres fournisseurs pour garantir la sécurité dans ses zones isolées. Depuis l’annonce de l’arrêt de service de transport d’urgence par hélicoptère d'Airmédic, des pourvoiries et gestionnaires de territoire cherchent à s’adapter pour combler ce vide.
C’est un peu un coup dur, affirme Charles Pinard, vice-président de l’Association des pourvoiries de la Côte-Nord. Selon lui, de nombreuses pourvoiries de la région bénéficient des services préhospitaliers d’Airmédic, et ce, depuis plusieurs années.
Quand les clients viennent en pourvoirie, leur premier critère de sélection, c’est la sécurité, tonne-t-il. Ces gens-là, s’il arrivait un incident, comme une crise cardiaque ou une jambe cassée, le service hélicoptère d’Airmédic était rassurant. Maintenant, on vient de perdre ça.

Charles Pinard, vice-président de l’Association des pourvoiries de la Côte-Nord (Photo d'archives)
Photo : Radio-Canada / Benoît Jobin
Un service essentiel
Airmedic a mis fin à son programme préhospitalier héliporté lundi dernier. L’entreprise explique sa décision par l’octroi du contrat de transport médical héliporté par Québec à Summit Helicopters, une entreprise de la Colombie-Britannique, compromettant donc la rentabilité de ses opérations.
Conséquence : plusieurs clients nord-côtiers qui utilisaient le service d’Airmédic se retrouvent sans plan B.
Du jour au lendemain, on se retrouve un peu beaucoup dans l’incertitude, déplore Laurier Goulet, président du conseil d’administration de la ZEC Labrieville, en Haute-Côte-Nord.

Plusieurs ZEC, dont celle de Labrieville en Haute-Côte-Nord, sont à plus de 100 kilomètres des villes les plus proches. (Photo d'archives)
Photo : Radio-Canada / Camille Lacroix
Selon Laurier Goulet, la ZEC pouvait avoir recours aux services d'urgence héliportés d'Airmédic plusieurs fois par an. Vu l'ancienneté de cette collaboration, il se demande si d'autres fournisseurs seraient capables d’offrir un aussi bon service.
Qu’est-ce qui se passe maintenant? Faut appeler le 911? Si ça prend 5 ou 6 heures avant d’avoir un service, ce n’est pas ça qu’on veut. Ça peut être une question de vie ou de mort.
Un transporteur lève la main
À la suite de l’annonce d’Airmédic, la coopérative de solidarité Helico Secours contemple l’idée de s’impliquer davantage sur le territoire de la Côte-Nord.
L’entreprise offre déjà ses services sur la Côte-Nord avec un hélicoptère basé à Saint-Honoré, au Saguenay. Mais pour assurer des interventions plus rapides sur le terrain, elle considère la possibilité d’ouvrir une base à Sept-Îles.
On a déjà des partenariats avec d’autres joueurs, alors ça permet d’avoir des appareils supplémentaires qui volent de jour, a partagé Alain Vallières, directeur général d’Hélico Secours sur les ondes de Côte à Côte. Ça nous permet d’étendre le service assez rapidement pour être capables de ramener la personne le plus rapidement possible.

Alain Vallières, directeur général de la Coopérative de solidarité Helico Secours (Photo d'archives)
Photo : Radio-Canada
Hélico Secours n’a toutefois pas d’échéance précise pour l’implantation d’une telle base.
Questionnés sur la possibilité d’ajouter le service préhospitalier au contrat accordé à Summit Helicopters, les ministères des Transports et de la Santé n’avaient pas encore répondu au moment d'écrire ces lignes.
Avec la collaboration de Catherine Paquette


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