NE LAISSER PAS LE 5G DETRUIRE VOTRE ADN Protéger toute votre famille avec les appareils Quantiques Orgo-Life® Publicité par Adpathway
Le Grand Conseil d’Anisininew Okimawin a officiellement déclaré une urgence de santé publique régionale afin de répondre à une crise sanitaire qui secoue quatre de ses communautés du Manitoba.
Cette décision répond à une crise multifactorielle liée à la prolifération de drogues toxiques, aux dépendances, à la hausse des cas de VIH et d'hépatite C, ainsi qu'à l'itinérance et à un sentiment d'insécurité grandissant.
Depuis 2017, 93 diagnostics de VIH ont été enregistrés dans ces quatre nations. Le Manitoba affiche d'ailleurs un taux d'infection trois fois supérieur à la moyenne nationale, avec un taux d'incidence d'environ 20 nouveaux cas pour 1000 personnes. En mai dernier, le gouvernement provincial avait lui aussi déclaré l’état d’urgence sanitaire.
Pour les chefs, la gestion actuelle de la situation est un échec. L'ère de la réponse à la crise doit prendre fin, et l'ère de la prévention, du partenariat et des soins doit commencer, a affirmé le grand chef d'Anishininew Okimawin, Alex McDougall.
Face à cette urgence, le Grand Conseil réclame l'intervention immédiate des gouvernements fédéral et provincial par le déploiement de mesures concrètes.
Parmi les demandes prioritaires, les leaders autochtones réclament une admission officielle de cette urgence de santé publique régionale par les deux paliers de gouvernement.
Ils exigent également un soutien financier pluriannuel pour Four Arrows Regional Health Authority (l'office régional de la santé des Four Arrows) ainsi que pour le réseau de traitement des dépendances Manitoba Anisininew Mobile Addictions Network (MAMAN), afin de garantir la continuité des soins de santé gérés par et pour les Premières Nations.
Le Grand Conseil demande en outre des investissements majeurs dans les infrastructures locales. Cela comprend le financement d'un hôpital régional, la réfection des logements, le déploiement de systèmes de réponse rapide basés sur la souveraineté des données autochtones, ainsi que des programmes de guérison traditionnels basés sur le territoire.
Enfin, les chefs réclament que le maintien de l’ordre par les Premières Nations soit reconnu et financé à titre de service essentiel.
Le logement et la santé ne constituent pas deux situations d’urgence distinctes. Il s’agit d’un seul et même problème, précise Victor Walker, conseiller pour la Première Nation St Theresa Point.
Le chef de la Première Nation de Red Sucker Lake, Sam Knott, a également déploré la pratique actuelle qui consiste à envoyer les personnes en difficulté par avion loin de leurs proches et de leur communauté pour recevoir des soins, estimant que cet éloignement nuit à leur rétablissement.
Un enfant ne devrait pas savoir à quoi ressemble une aiguille avant de savoir lire.
La gestionnaire du Manitoba Anisininew Mobile Addictions Network, Kirsty Muller, explique que le réseau a largement dépassé sa capacité actuelle. Presque 60 personnes attendent un traitement avec nous, reconnaît-elle.

Le grand chef d'Anishininew Okimawin, Alex McDougall, constate que certaines personnes font face à de la stigmatisation plutôt qu’à de l’aide.
Photo : CBC / Ron Dhaliwal
Les leaders espèrent que cette déclaration marquera le début d'un véritable partenariat avec les gouvernements. Nous ne sommes pas ici pour demander l'aumône. Nous sommes des peuples visés par des traités , a martelé le chef Samuel Knott.
Dans une déclaration envoyée par courriel, la ministre provinciale du Logement, de la Lutte contre les dépendances et de la Lutte contre l’itinérance, Bernadette Smith, indique que son gouvernement a appuyé des organismes autochtones dans l’ouverture de 1200 places de traitement qui garantissent l’accès à des services de gestion des dépendances adaptés à leur culture.
Cette approche pour éliminer les drogues toxiques avant qu’elles n’entrent dans nos communautés demeurera au cœur de nos préoccupations alors que nous nous efforçons d’offrir aux Manitobains le soutien dont ils ont besoin, a-t-elle ajouté.
Services aux Autochtones Canada (SAC) a également réagi par courriel. Nous prenons acte de la situation d'urgence sanitaire régionale qui a été déclarée et nous en sommes profondément préoccupés, a indiqué la porte-parole du ministère fédéral, Maryéva Métellus.


3 hour_ago
17



























.jpg)






French (CA)