L’activité physique constitue un allié précieux pour préserver voire améliorer sa santé mentale. S’avère-t-elle toutefois aussi efficace qu’un antidépresseur ? Eléments de réponse, issus de données scientifiques.

En partenariat avec Destination Santé - 05 juil. 2026 à 17:00 - Temps de lecture :

  • « Les antidépresseurs sont des médicaments notamment prescrits dans la prise en charge de symptômes de la dépression (la tristesse et le ralentissement moteur), une maladie qui affecte l’humeur, les pensées et le comportement », rappelle l’Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM).Photo Adobe Stock

    « Les antidépresseurs sont des médicaments notamment prescrits dans la prise en charge de symptômes de la dépression (la tristesse et le ralentissement moteur), une maladie qui affecte l’humeur, les pensées et le comportement », rappelle l’Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM).

    Photo Adobe Stock

  • Publicité
  • Peu couteuse, largement accessible, l’activité physique est réputée comme étant un levier puissant pour préserver et améliorer la santé mentale. Au point de représenter un traitement à part entière de la dépression ? De nombreux scientifiques se sont penchés sur la question, comme en témoigne cette méta-analyse britannique de 2026, dans laquelle les auteurs ont compilé 73 études randomisées, regroupant près de 5 000 adultes souffrant de dépression.Photo Adobe Stock

    Peu couteuse, largement accessible, l’activité physique est réputée comme étant un levier puissant pour préserver et améliorer la santé mentale. Au point de représenter un traitement à part entière de la dépression ? De nombreux scientifiques se sont penchés sur la question, comme en témoigne cette méta-analyse britannique de 2026, dans laquelle les auteurs ont compilé 73 études randomisées, regroupant près de 5 000 adultes souffrant de dépression.

    Photo Adobe Stock

  • Pour quels résultats ? D’une manière générale, ils montrent que l’exercice physique procure un bénéfice modéré dans la réduction des symptômes dépressifs, en particulier dans le cas d’une dépression légère à modérée, et ce, par rapport à l’absence de traitement. Quant aux comparaisons avec les antidépresseurs, elles suggèrent une efficacité comparable ! Avec toutefois un bémol sur les effets à long terme qui restent difficiles à établir.Photo Adobe Stock

    Pour quels résultats ? D’une manière générale, ils montrent que l’exercice physique procure un bénéfice modéré dans la réduction des symptômes dépressifs, en particulier dans le cas d’une dépression légère à modérée, et ce, par rapport à l’absence de traitement. Quant aux comparaisons avec les antidépresseurs, elles suggèrent une efficacité comparable ! Avec toutefois un bémol sur les effets à long terme qui restent difficiles à établir.

    Photo Adobe Stock

« Les antidépresseurs sont des médicaments notamment prescrits dans la prise en charge de symptômes de la dépression (la tristesse et le ralentissement moteur), une maladie qui affecte l’humeur, les pensées et le comportement », rappelle l’Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM).

Peu couteuse, largement accessible, l’activité physique est réputée comme étant un levier puissant pour préserver et améliorer la santé mentale. Au point de représenter un traitement à part entière de la dépression ? De nombreux scientifiques se sont penchés sur la question, comme en témoigne cette méta-analyse britannique de 2026, dans laquelle les auteurs ont compilé 73 études randomisées, regroupant près de 5 000 adultes souffrant de dépression.

Pour les dépressions légères

Pour quels résultats ? D’une manière générale, ils montrent que l’exercice physique procure un bénéfice modéré dans la réduction des symptômes dépressifs, en particulier dans le cas d’une dépression légère à modérée, et ce, par rapport à l’absence de traitement. Quant aux comparaisons avec les antidépresseurs, elles suggèrent une efficacité comparable ! Avec toutefois un bémol sur les effets à long terme qui restent difficiles à établir.

Encore des incertitudes…

Principal auteur de ce travail, le Pr Andrew Clegg (Université du Lancashire) appuie justement sur le travail qu’il reste à produire pour consolider ces résultats et « déterminer les types d’exercice les plus efficaces, pour quels profils de patients », souligne-t-il. Au même titre d’ailleurs que les mécanismes neurobiologiques sous-jacents qui restent à éclaircir.

Plusieurs hypothèses sont toutefois émises notamment sur le fait que l’activité physique contribue à diminuer les niveaux d’inflammation et de stress oxydant tout en augmentant l’efficacité du système immunitaire. Or, au niveau du cerveau, l’inflammation altère à la fois le fonctionnement des cellules et celui de leurs mitochondries (les usines énergétiques des cellules), essentielles à leur bon fonctionnement.

L’engagement des patients

Un autre travail, canadien cette fois, apporte enfin, un élément important qui peut conditionner la réussite de ce traitement pas comme les autres : « le facteur le plus important demeure l’implication des malades dans le choix de l’activité physique afin d’accroître l’adhésion au traitement », rappellent les auteurs.

Articles les plus lusMagazine Santé