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Découvrez ce qui a plu et déplu à nos envoyés spéciaux lors du match extraordinaire entre le Paris-SG et le Bayern (5-4) mardi soir, en demi-finale aller de la Ligue des champions.
COUPS DE CŒUR
Un match de légende et une œuvre d’art
Il y a des matches que l’on attend comme des gamins, nous renvoyant à une forme de nostalgie, et qui, au final, nous déçoivent. Et il y a ces rendez-vous que l’on attend… et qui tiennent toutes leurs promesses. Voire au-delà. Ce PSG-Bayern Munich, vendu comme une finale avant la lettre, fut grandiose. Magique. Extraordinaire. Neuf buts, des actions de génies, du rythme, des prises de risque, une volonté incessante de faire mal à l’adversaire, des vedettes aux quatre coins du terrain prêtes à se battre comme des chiens et un scénario qui a repoussé les limites. Du très grand spectacle. Et des émotions.
Une ode au football total. Des matches que l’on se prend à rêver de voir sur la PlayStation, mais qui deviennent réels grâce aux chefs d’orchestre que sont Luis Enrique et Vincent Kompany. Ces deux-là sont restés fidèles à leur philosophie et on les en remercie. Mardi soir, le public du Parc des Princes a assisté à un combat de poids lourds se rendant coup pour coup. Du Tyson -Holyfield de la grande époque. Pendant 90 minutes. Un choc de titans. Une œuvre d’art. Vivre cela au stade, restera un moment inoubliable. Merci le football.
Neuf buts, un spectacle d’exception, le choc de légende entre le PSG et le Bayern Munich en images
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Olise, Diaz, Dembélé et «Kvara» : merci les artistes
Aux grands hommes les grandes soirées. Michael Olise, Luis Diaz, Ousmane Dembélé et Khvicha Kvaratskhelia sont de cette trempe. Personne ne nous contredira. Encore moins après le rendez-vous de mardi soir, lors duquel ce quatuor à tout ravagé sur son passage. Aucun de ces quatre n’est un fainéant et cela s’est encore vu au Parc des Princes.
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D’un côté, les Munichois, avec Olise buteur en première période, présent sur l’action du penalty et phénoménal face à un Mendes en souffrance. Ce fut plus délicat après la pause. Comment passer sous silence le match de Diaz, vrai poison dans son couloir gauche ? Ses courses à haute intensité sont un exemple de bravoure et de travail de sape. Il provoque le penalty, est impliqué sur le but d’Olise et marque en mystifiant Marquinhos. Énorme. Que dire des Parisiens ? Un doublé pour Dembélé et «Kvaradona», dans deux styles différents. Le Ballon d’Or est impliqué sur quatre buts et sa feinte sur le doublé de «Kvara» est grandiose, sans oublier son pressing incessant qui use jusqu’à la moelle ses adversaires directs et le gardien. Le Géorgien n’est pas en reste avec un match de hargneux et d’artiste. Du pur bonheur.
Un Parc des Princes volcanique
«À la conquête de l’Europe» : comme à leur habitude, les Ultras parisiens avaient mis les petits plats dans les grands mardi, avec un tifo monumental,
inspiré des... conquêtes napoléoniennes. Le club avait fait les choses en grand aussi, feux d’artifice bleu-blanc-rouge et orchestre pour interpréter la Marche impériale façon Guerre des étoiles avant La Marseillaise. Effet garanti. Le reste, c’était à la hauteur de ce qui s’est déroulé sur le pré, c’est-à-dire grandiose. Ambiance de folie dans l’enceinte de la Porte de Saint-Cloud. À noter que les fans allemands ont également participé à la fête, poussant bruyamment leurs idoles pendant toute la rencontre. Grande soirée sur le terrain, on l’a dit, mais également dans les tribunes. La totale mardi soir.
COUPS DE GRIFFE
Mince, il faut attendre mercredi prochain
Interrogé mardi soir sur son impatience quant à l’idée de disputer le match retour, Vincent Kompany ne s’est pas caché. Il veut déjà être à l’Allianz Arena et réclame un soutien sans faille des 75.000 supporters du Rekordmeister. Nous aussi. Comment ne pas être d’accord avec le technicien bavarois ? Après avoir vu un tel spectacle, on ne demande qu’à être déjà à Munich pour reprendre dans la figure une dose de bonheur, d’émotions, de spectacle. Comme les enfants, chacun comptera le nombre de «dodos» qu’il reste avant de retrouver les acteurs de la deuxième manche. C’est ça, le coup de griffe, qu’il faudra encore attendre une grosse semaine avant d’y être...
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Les défenses n’ont pas brillé
Ne boudons pas notre plaisir, ce n’est pas tous les jours qu’on assiste à un tel spectacle. Neuf buts en demi-finale de Ligue des champions ? Du jamais vu depuis... 1960, et une victoire 6-3 de Francfort sur les Rangers. Néanmoins, on a vu certaines erreurs défensives grossières, notamment côté PSG, de la passivité collective sur le but d’Olise à celle de Marquinhos face à Diaz, en passant par les nombreux duels perdus par Nuno Mendes. Côté Bayern, ce n’était pas plus glorieux, avec une ligne défensive parfois suicidaire et des erreurs de placement dont les Parisiens se sont délectés en contre. Évidemment, c’est plus facile à dire lorsqu’on est confortablement installé en tribune de presse que si on est sur le terrain. C’est néanmoins un fait.


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