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L’ancien premier ministre de l'Alberta Jason Kenney a égratigné le premier ministre de la Colombie-Britannique, David Eby, le qualifiant d’« extrémiste gauchiste ». Il lui reproche notamment son opposition au projet de pipeline vers la côte ouest, qui a fait récemment l’objet d’une entente entre l’Alberta et le gouvernement fédéral.
Invité au micro de l'émission de radio Panorama, sur les ondes de Radio-Canada, le prédécesseur de Danielle Smith s’est prononcé sur divers sujets, dont le projet de nouvel oléoduc et les relations entre l’Alberta et la Colombie-Britannique.
J’ai eu une très bonne amitié avec le premier ministre John Horgan, a-t-il affirmé. Ce dernier, décédé en décembre 2024, faisait partie de l’aile du Nouveau Parti démocratique de la Colombie-Britannique pour laquelle il est important de construire des choses qui appuient la croissance économique, d'après Jason Kenney.
David Eby vient de l'aile très urbaine, gauchiste, idéologique, écologiste, extrême. Il a une attitude très négative et rigide envers le développement des ressources naturelles, pas seulement envers le pétrole et les oléoducs.

Jason Kenney n'y est pas allé de main morte contre David Eby. (Photo d'archives)
Photo : La Presse canadienne / Jeff McIntosh
Selon Jason Kenny, l’entente entre Ottawa et l'Alberta relative à un nouveau pipeline est une bonne nouvelle pour l'économie canadienne qui fait face aux tarifs douaniers de Donald Trump. Il estime que ce projet permettrait d’élargir les marchés d'exportation du Canada et de diminuer ainsi la dépendance du pays vis-à-vis des États-Unis.
[La chose] la plus important[e] que nous exportons, c'est le pétrole, c'est le gaz naturel, c'est l'énergie. C’est donc problématique d'avoir un premier ministre hostile à l'exportation de plus d'énergie canadienne par la côte ouest du Canada.
Selon lui, toutes les provinces et tous les territoires doivent serrer les rangs.
Tout en invitant David Eby à faire preuve d’appartenance à Team Canada et à ne pas poursuivre son agenda idéologique, Jason Kenney affirme que des sondages montrent que la majorité des Canadiens appuient le projet et qu'il bénéficie également d'un fort soutien en Colombie-Britannique.

Entre la première ministre de l'Alberta Danielle Smith et son homologue David Eby, ce n'est pas encore le moment de trinquer depuis l'annonce d'un projet de nouvel oléoduc. (Photo d'archives)
Photo : La Presse canadienne / Darren Calabrese
Une Alberta séparée du Canada? « Une folie!
Quant à l'idée d'une Alberta indépendante, qui est de plus en plus brandie dans la province, Jason Kenney la qualifie de folie.
Selon lui, l’Alberta, bien qu’elle ne soit pas « la plus vieille province » de la Fédération du Canada, est la province la plus canadienne. Elle a toujours accueilli des générations de Canadiens venus d'un océan à l'autre à la recherche de meilleures conditions économiques, explique-t-il.
Nous avons plus de gens en Alberta qui sont nés dans les autres régions du Canada que dans n'importe quelle autre province, ajoute-t-il.
Jason Kenny note également que, contrairement au cas spécifique du Québec (nouvelle fenêtre), l’argument historique ne plaide pas en faveur des indépendantistes albertains.
Ce n'est pas aussi rationnel que le concept de souveraineté du Québec qui est enraciné dans l'histoire [de cette province]. Il n’y a pas une raison semblable en Alberta pour un mouvement indépendantiste.

Jason Kenney en compagnie du premier ministre du Québec, François Legault, le 19 juin 2019 à Québec.
Photo : La Presse canadienne / Jacques Boissinot
Jason Kenney affirme toutefois qu’il y a eu, dans l’histoire, une sorte d'injustice de traitement de l'Alberta dans la Fédération, particulièrement pendant les dix années [sous] Monsieur Trudeau.
L’ancien premier ministre de l’Alberta a critiqué au passage la décision du gouvernement de Danielle Smithd'assouplir les règles en matière de référendums d’initiative populaire : « C'était une erreur. »
Je crois que nous ne devons pas avoir un débat [qui divise autant] dans notre société, dit Jason Kenney, qui craint qu'un référendum sur la question ait effectivement lieu.
L'ancien premier ministre affirme par ailleurs qu'il n'a pas l'intention de revenir en politique, un domaine dans lequel il a passé un quart de siècle de sa vie.
Avec les informations de l'émission de radio Panorama


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