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À quelques heures du verdict du procès chaotique du double meurtre de Farid Tir et Mohamed Amine Bendjaghlouli, les accusés, dont certains sont présentés comme les « meneurs incarcérés » de la DZ Mafia, ont fait part de leurs craintes d’être condamnés sur pression du ministre de la Justice.
À l’heure de prendre la parole une dernière fois devant la cour d’assises des Bouches-du-Rhône, le discours des accusés se teinte d’une couleur éminemment politique. Dans quelques heures sera rendu le verdict sur le double meurtre de Farid Tir et Mohamed Amine Bendjaghlouli, survenu une nuit d’août 2019 dans un hôtel entre Aix-en-Provence et Marseille. Ce procès chaotique est devenu éminemment sensible, car il s’agit du premier procès côte à côte, depuis la montée en puissance de la DZ Mafia, de Gabriel Ory et Amine Oualane, aujourd’hui présentés par la police judiciaire comme des « meneurs incarcérés » de cette organisation criminelle.
La lutte contre la DZ Mafia a été érigée ces dernières années au rang de priorité par Gérald Darmanin et, à l’image des plaidoiries de leurs avocats la veille, le nom du ministre de la Justice est sur toutes les lèvres des accusés, qui se posent en victimes de la politique pénale mise en place par le ministre. « Personne ne ressortira gagnant de ce procès


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