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ENTRETIEN - Avec la prise du détroit stratégique par un proxy de l’Iran et la fermeture du pipeline Est-Ouest saoudien après une frappe de drones, le conflit au Moyen-Orient s’étend. «La course contre la montre entre les États-Unis et l’Iran est engagée», prévient l’économiste de l’énergie Thierry Bros.
Depuis le déclenchement du conflit entre les États-Unis, Israël et l’Iran fin février, le pétrole est devenu le thermomètre de cette guerre qui se joue à distance à coups de missiles et de drones. Après six mois de crise aiguë au Moyen-Orient, le marché pétrolier vivait sur un équilibre précaire : le pipeline saoudien Est-Ouest et la baisse de la demande chinoise compensaient tant bien que mal le blocage du détroit d’Ormuz. Ce fragile édifice vient de s’effondrer avec la fermeture de l’oléoduc, frappé par des drones tirés depuis l’Irak, et la prise du détroit de Bab al-Mandab par les rebelles houthis pro-iraniens au Yémen à l’issue d’une offensive éclair. Le Brent a dépassé les 100 dollars cette semaine et pourrait continuer de grimper dès lundi. Quelles seraient les conséquences pour la suite de la guerre et pour l’économie mondiale ? L’ingénieur et économiste de l’énergie Thierry Bros, enseignant à Sciences Po Paris, nous éclaire sur les scénarios à venir.
LE FIGARO.- Qu’est-ce…


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