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Alors que les deux candidats à la présidentielle brésilienne sont à égalité dans les sondages, le dernier débat télévisé pouvait faire basculer les indécis. Si Flavio Bolsonaro a pu développer ses propositions économiques, il a aussi trébuché avec une attaque personnelle contre Luiz Inacio Lula da Silva qui s’est retournée contre lui.

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Flavio Bolsonaro, membre du Parti libéral (PL), et le président Luiz Inacio Lula da Silva, du Parti des travailleurs (PT), lors d’un débat télévisé avant le second tour de l’élection présidentielle, à Rio de Janeiro (Brésil), le 23 octobre 2026. Flavio Bolsonaro, membre du Parti libéral (PL), et le président Luiz Inacio Lula da Silva, du Parti des travailleurs (PT), lors d’un débat télévisé avant le second tour de l’élection présidentielle, à Rio de Janeiro (Brésil), le 23 octobre 2026.

Cette fois, Flavio Bolsonaro a mis une cravate et n’a pas déambulé ni gesticulé derrière son adversaire, le président Luiz Inacio Lula da Silva, comme il l’avait fait une semaine plus tôt. Pour ce deuxième débat, sur la chaîne de télévision Globo, vendredi 23 octobre, entre les deux finalistes qui se disputeront le second tour de la présidentielle, dimanche, ils étaient bien séparés derrière leur pupitre et n’avaient pas le droit d’envahir l’espace de l’autre.

L’objectif du sénateur d’extrême droite de Rio de Janeiro était d’apparaître plus étatiste et professionnel, afin de rompre avec son image de provocateur qui avait crevé l’écran lors du premier débat, le 18 octobre, sur la chaîne Bandeirantes, et avait déplu aux électeurs.

Le fils de l’ancien président Jair Bolsonaro (2019-2023) a bien accompli, lors de ses premières répliques, ce qu’il s’était fixé, insistant sur le coût élevé de la vie et l’endettement des familles avec des phrases chocs mais policées : « Mon adversaire avait promis à tous de la viande mais il n’a finalement offert que de la citrouille. » Mais il a rapidement trébuché en parlant du président : « Lula, tu donnes d’une main, mais tu reprends avec tes neuf doigts. » Lula a perdu l’index de sa main gauche à 17 ans, quand il était ouvrier tourneur fraiseur.

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