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RÉCIT - Les deux candidats et une partie de leurs équipes ont vécu de l’intérieur la primaire de la droite en 2016, qui avait vu l’outsider battre par surprise le favori. Les philippistes tentent de mettre à distance ces mauvais souvenirs, tandis que les retaillistes rêvent que cette surprise se répète.
Ce surnom répandu sur les réseaux sociaux hante encore ceux qui ont vécu de l’intérieur la défaite d’Alain Juppé à la primaire de la droite, à l’automne 2016. « Ali Juppé », ou l’ancien premier ministre dépeint en dangereux agent de l’islam radical. Une attaque largement alimentée par des informations tronquées, mais qui prenait racine dans des propos - réels - de l’ancien maire de Bordeaux défendant des « accommodements raisonnables », dans Le Figaro à l’époque. En face, François Fillon avait mieux perçu l’état d’esprit de l’électorat de droite, en durcissant ses attaques contre « le totalitarisme islamique », au point d’y consacrer un livre avant le vote. On connaît la suite : l’extraordinaire remontada, dans la dernière ligne droite, d’un Sarthois pourtant longtemps largué dans les sondages. Et un sacre sans appel comme candidat des Républicains à la présidentielle de 2017, avant une campagne plombée par les affaires.
Dix ans plus tard, Édouard Philippe se sait guetté…


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