À moins d'un an du scrutin présidentiel, le député du Rassemblement national Jean-Philippe Tanguy se réjouit que la France puisse bientôt tourner la page Emmanuel Macron. Une élection placée sous le signe de "l'espoir", estime-t-il au micro du Grand Rendez-vous Europe 1/CNews/Les Échos, ce dimanche 12 juillet.
Invité du Grand Rendez-vous ce dimanche, Jean-Philippe Tanguy, député RN de la Somme, a rappellé que le Rassemblement national abordait l'élection présidentielle avec prudence.
"L'ordre de campagne qui a été donné par Jordan Bardella à nos troupes, ça a été de faire campagne comme si on était à 10%. Il ne faut pas croire que le premier tour est gagné, il ne faut pas croire que le second tour est gagné. Croire que c'est gagné, c'est déjà perdre", explique Jean-Philippe Tanguy.
Le président délégué du groupe Rassemblement national à l'Assemblée insiste sur l'importance d'une certaine modestie, notamment "parce que les Français détestent les gens arrogants et je crois qu'ils en ont soupé avec Emmanuel Macron et toute sa bande", fustige-t-il.
"Ça n'a été qu'une caricature de bureaucratie"
Pour Jean-Philippe Tanguy, les défis de cette campagne "sont immenses", car elle met en évidence une "soif de politique, une soif de débat", alors que les sondages d'intention de vote et les sondages sur l'intérêt pour la campagne "sont très hauts". "La demande de solutions politiques est très haute", poursuit-il.
Cette ferveur est "une bonne nouvelle, parce qu'on aurait pu sortir collectivement, comme pays, comme peuple, comme corps citoyen, épuisé par le macronisme, complètement déprimé, asséché démocratiquement, comme par le niveau de mensonges, de cynisme, de ce gouvernement présenté comme le 'Mozart de la finance', alors que ça n'a été qu'une caricature de bureaucratie", fustige-t-il.
"On sort au contraire de cette période d'épuisement démocratique, par un espoir, une espérance et une possible renaissance de la France".


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