La droite est-elle devenue une machine à perdre ? Edouard Philippe, Sarah Knafo, Bruno Retailleau, Gérald Darmanin, Marion Maréchal ou David Lisnard… C’est la très longue liste des potentiels candidats à la présidentielle à droite. Cette multiplication de profils comporte un risque : celui du grand effacement.
Disperser ses voix, ou risquer une dilution dans le macronisme, c’est le dilemme cornélien qui se pose chez les Républicains et les élus de droite pour 2027. Et dans les deux cas, les électeurs risquent de se tourner vers d’autres options selon Bruno Jeanbart, vice-président de l’institut de sondage Opinionway.
Rassembler les Français, plutôt que les partis
"On est moins sensibles, en tant qu'électeurs, aux consignes données par un parti ou un leader politique. Donc je crois que c'est vraiment la campagne qui va déterminer le choix des électeurs. Il y a une plus grande infidélité politique des électeurs, qui changent un peu plus facilement de camp d'une élection à une autre", assure ce dernier.
Si la droite est pour lui trop faible aujourd'hui pour partir divisée, le spécialiste rappelle néanmoins que rien n'est joué à un an du scrutin. "La campagne présidentielle, elle se joue sur deux pieds. D'abord, la capacité à répondre aux grandes questions du pays et aux grandes priorités du moment. Et puis, c'est aussi l'incarnation", conclut-il.
Une position défendue par Bruno Retailleau. Le patron des LR rappelle, dans une tribune pour le Figaro, qu’un rejet des extrêmes ne fait pas un projet et appelle à rassembler les Français, plutôt que les partis.


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