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Emmanuel Macron dit vouloir présider « jusqu’au dernier quart d’heure ». Et il n’entend pas se mêler de la course à sa succession en commentant les propositions des uns et des autres.
EN BREF • Après avoir reçu à l’Élysée les chefs de parti, Emmanuel Macron a tenu une conférence de presse pour rendre compte des menaces internationales.
• Le président de la République qui n’a pas le droit de se présenter en 2027 veut être « le garant » de la bonne tenue de la campagne.
• Il a refusé de commenter les propositions des candidats et s’en remet à Sébastien Lecornu pour gérer les questions internes, comme le prix des carburants.
En surplomb. Emmanuel Macron s’est assigné à un rôle de « garant » de l’élection présidentielle qui doit désigner son successeur à la tête de l’État en mai prochain. Une position qui permet à celui qui a promis de présider « jusqu’au dernier quart d’heure » de rester en dehors des débats tendus, y compris au sein de son propre camp où plusieurs candidats sont en lice.
Le président de la République a reçu dans la matinée ce vendredi 18 septembre les candidats à sa succession ou leurs bras droits pour une réunion sur les crises qui menacent la France. Il a estimé qu’il était de son « devoir » de procéder à ce type « d’exercices de transparence » pour que les forces politiques soient bien informées. « Je l’organiserai autant de fois que j’estimerai que ce sera nécessaire et pertinent pour la qualité du débat démocratique », a-t-il dit, comme vous pouvez le voir dans la vidéo en tête d’article.
« Garant » mais pas « commentateur »
Pour autant, cette stature de « garant » n’implique pas d’« être un commentateur de notre vie publique » en jugeant « si ceci ou cela est au niveau », a prévenu le chef de l’État. Emmanuel Macron s’est jusqu’à présent abstenu de tout commentaire sur les propositions des uns et des autres, de l’annulation d’une partie de la dette qui a fait réagir jusqu’à la Banque de France, à l’interdiction du voile (à la constitutionnalité très discutable) remise sur la table par l’extrême droite. Il reste aussi à l’écart de la bataille qui se joue entre ses deux anciens Premier ministre, Édouard Philippe et Gabriel Attal, pour être désigné comme le candidat unique du camp présidentiel, même si la presse lui a prêté l’envie de pousser la candidature de Sébastien Lecornu.
« Je suis à la fois le garant, j’oriente et j’accompagne les travaux que le gouvernement conduit chaque jour (...) et j’agis dans la compétence qui est la mienne au niveau international pour protéger les Français », a ajouté le chef de l’État. Comme une illustration de sa volonté de rester à l’écart des débats nationaux, il a renvoyé à son Premier ministre Sébastien Lecornu la charge de répondre à la colère montante sur le prix des carburants et n’a formulé aucune annonce concrète lors de son allocution. Pas plus qu’il ne s’est exprimé sur la copie budgétaire, dont les premières lignes ont été dévoilées la veille par Sébastien Lecornu.


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