NE LAISSER PAS LE 5G DETRUIRE VOTRE ADN Protéger toute votre famille avec les appareils Quantiques Orgo-Life® Publicité par Adpathway
Une rumeur d’arrestation, un démenti tout aussi bruyant, et au milieu, aucune source officielle. Depuis deux jours, le nom du préfet du Wouri, Sylyac Marie Mvogo, circule sur les réseaux sociaux camerounais dans une affaire de trafic de devises supposée s’être déroulée à l’aéroport Roissy-Charles de Gaulle. Problème : rien, à ce stade, ne permet de confirmer ni d’infirmer cette histoire avec certitude.
Deux versions, aucune source nommée
Le premier texte, relayé sur plusieurs pages Facebook et signé par un certain Paul Chouta, affirme que le préfet aurait été interpellé ce matin-là par les douanes françaises avec 130 000 euros dissimulés dans ses bagages, soit environ 85 millions de francs CFA. Il y évoque une audition pour trafic de devises et infraction à la législation financière.
Un second texte a suivi, non signé celui-là, entièrement en majuscules, qui dément point par point. Selon ce démenti, le préfet n’aurait jamais mis les pieds dans un commissariat de Roissy, encore moins été fouillé avec de l’argent liquide sur lui. Le texte parle d’une manipulation visant à jeter le discrédit sur un homme qu’il qualifie d’intègre.
Le truc c’est qu’aucun des deux camps ne cite une autorité identifiable. Ni la préfecture du Wouri, ni le ministère de l’Administration territoriale, ni une quelconque représentation diplomatique française ou camerounaise n’a pris la parole sur ce dossier à l’heure où ces lignes sont écrites.
Un flou qui en dit long sur la fabrique de l’information
Difficile de ne pas y voir un symptôme plus large. Le Wouri est un département sous tension depuis des mois, avec un contentieux ouvert entre le préfet et le gouverneur du Littoral, Samuel Dieudonné Ivaha Diboua, sur des dossiers fonciers sensibles dans la zone de Japoma-Bakoko. Une rumeur de cette nature tombe donc sur un terrain déjà fragile, ce qui facilite sa circulation rapide, qu’elle soit vraie ou fabriquée de toutes pièces.
C’est le moins qu’on puisse dire : la vérification des faits reste secondaire face à la vitesse de diffusion sur les réseaux.
Mais le vrai problème n’est pas de savoir qui a raison entre les deux textes. Il est de constater qu’aucune institution habilitée, que ce soit à Yaoundé, à Douala ou à Paris, n’a jugé utile de clarifier la situation publiquement. Ce silence institutionnel laisse le champ libre à toutes les interprétations, et alimente autant la rumeur initiale que son démenti.
On ne sait pas encore qui dit vrai. Et c’est précisément ce qui devrait interpeller.
![]()
Alain-Claude Ndom
Journaliste pour 237online.com, spécialisé dans les questions de société et la vie quotidienne des Camerounais.


1 hour_ago
25


























.jpg)






French (CA)