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Pourquoi ont-ils passé leurs vacances dans ces campings de l'Eure ?

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Les juillettistes ont laissé place aux aoûtiens dans les campings de Dangu, Lyons-la-Forêt ou de Bouafles. Mais qui sont ces vacanciers qui ont choisi l'Eure pour passer leur été ?

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campeurs dangu 2026

Ils sont venus passer leur vacances dans les campings de l’Eure. Ils expliquent venir y chercher du calme et de la tranquilité. ©L’Impartial

Par Rédaction L'Impartial Publié le 25 août 2026 à 5h46

Ces vacanciers ont décidé de venir chercher du repos dans les campings de l’Eure. L’Impartial est allé à leur rencontre au camping de l’Aulnaie à Dangu, près de Gisors, au camping Saint-Paul de Lyons-la-Forêt et au camping du château à Bouafles, près des Andelys. Entre deux activités nature ou un peu de repos, ces touristes nous ont expliqué pourquoi ils ont choisi notre région pour passer leur été.

À Dangu, pour trouver un camping à taille humaine

En cette fin d’après-midi ensoleillée, les arrivées se succèdent au chalet d’accueil du camping de l’Aulnaie à Dangu. Ce jeudi, la responsable Karine Nourry devra trouver deux emplacements pour loger les tentes de campeurs aux profils très différents. Gilles Goubert et Jennifer Laudet sont un couple de motards quinquagénaires partis sillonner les routes du Nord de la France.

«  Nous sommes à la recherche de campings qui sont restés à taille humaine. Ici, on retrouve le contact humain loin des grandes structures de certains campings, dans lesquels on ne se retrouve plus  »

Partis le matin même de leur maison de Gouville-sur-Mer (Manche), ils ont parcouru 300 km en 5 heures, «  en passant par les petites routes  » aux guidons de leurs deux BMW. «  On se laisse porter par les paysages. Aujourd’hui nous avons profité des bords de Seine et des Andelys et nous préférons ne pas réserver à l’avance les campings, ce qui est possible ici  » précise Gilles.

campeurs dangu 2026

Clément et Loïc, venus de Paris, ont passé un court séjour au camping de Dangu près de Gisors. ©L’Impartial

Fréquentation en hausse

À quelques mètres de là, c’est déjà l’heure de la sieste pour Clément et Loïc, deux amis parisiens qui ont fui la capitale pour une «  pose fraîcheur et verdure  ». À l’aube de la trentaine, les deux complices sont venus en voiture «  pour visiter et se mettre un peu au vert  ». Ils n’ont pas tardé à monter leurs deux tentes afin de se reposer en cette fin d’après-midi. Deux emplacements, deux ambiances…

Ailleurs dans le camping, les habitués et les pêcheurs carpistes croisent les campeurs de passages. Et cette année, ils sont nombreux. «  Nous enregistrons une hausse de fréquentation de 19,82 %  » se réjouit Karine Nourry qui a dû faire face a contrario à plusieurs vagues d’annulations de dernière minute lors des épisodes de fortes chaleurs. Au camping de l’Aulnaie, la saison se poursuit au rythme des campeurs et des variations de températures.

À Lyons-la-Forêt, pour découvrir ou entre habitués

Depuis le covid, Sylvie et Jean-François viennent tous les deux au camping de Lyons-la-Forêt.

Depuis le covid, Sylvie et Jean-François viennent tous les deux au camping de Lyons-la-Forêt. ©L’Impartial

Sur leur emplacement du camping de Lyons-la-Forêt, Patricia et Philippe sont attablés avec des amis. «  Nous sommes venus du Morbihan pour faire le tour de la Normandie  », explique celle qui découvre pour la première fois le village.

«  Il fait partie des plus beaux villages de France. C’est pour ça qu’on a décidé de venir  »

Avec son mari, ils y passent deux nuits dans leur camping-car. «  Le coin est agréable et propice à la balade.  »

Plus loin, au bord de la rivière qui coule en bordure du site, Selim et Judith se reposent avec leur nouveau-né de 3 mois. «  Ce sont nos premières vacances avec le bébé. C’est un test  », racontent ces Néerlandais qui ont l’habitude des campings bondés l’été.

«  On habite à La Haye, on voulait faire un voyage plutôt court. Ici, on est à 5 ou 6 heures de route. C’était jouable.  »

Ils apprécient leur séjour lyonsais d’une semaine. «  On se repose, le camping est calme et familial. Et puis on a pu aller visiter Rouen.  »

Des nouveaux et des habitués

Leur voisin, Aurélien, est venu d’un peu moins loin. Ce Vernonnais a loué un mobile home : «  On est trois adultes et un enfant.  » Lui aussi apprécie le calme des lieux. «  On est loin des grands campings où on est les uns sur les autres et où on passe les vacances dans le bruit. Ici, on est en bonne intelligence. Il y a des activités à faire  ». S’ils ont choisi de poser leurs valises à Lyons, c’est aussi «  parce qu’avec l’essence, on ne se voyait pas partir à 400 km  ». Et puis, «  on ne connaît pas trop le coin, c’est quand même dépaysant  ».

Jean-François et Sylvie, tous deux à la retraite, viennent d’un peu plus loin. De Conflans-Sainte-Honorine (Yvelines) précisent ceux qui plantent leurs sardines pour monter leur tente. «  On a découvert le camping juste après le Covid quand on ne pouvait pas faire plus de 100 km. Et depuis, on revient un an sur deux.  »

Ces «  vacanciers en CDI  » apprécient le calme, les patrons et le secteur. «  On peut faire de la marche, du vélo et on est au contact de la nature  », souligne Sylvie. «  C’est idéal après avoir fait le tour de l’Europe  », glissent ceux qui sont passés par la Slovénie, l’Autriche, l’Allemagne et vont prendre la direction de la Bretagne.

Marjorie Hourdet, qui gère avec son compagnon Rudy Lebrun, le camping pour la 6e saison, confirme cette photographie.

«  On a un taux locatif plutôt pas mal avec la clientèle de passage. On a toujours autant d’étrangers car on est sur la route du sud de l’Europe pour les Belges et les Hollandais.  »

Toutefois, cette année, la gérante constate que cela parle un peu plus français que d’habitude dans les allées. «  On a toujours eu un peu de Français. Mais c’est vrai qu’il y a un peu plus de gens qui viennent d’Ile-de-France ou de Normandie du fait du coût de l’essence.  »

Scott et Jenifer, touristes irlandais, profitent du camping de Bouafles.

Scott et Jenifer, touristes irlandais, profitent du camping de Bouafles. ©L’Impartial

À Bouafles, pour la tranquillité et la Seine à vélo

Au camping du château, à Bouafles, Fabienne et Éric Bouffort en sont à leur sixième saison. Ils dirigent un établissement qui compte 200 emplacements sur 10 hectares en bord de Seine. «  On a deux tiers de résidents et un tiers de personnes de passages  », rappelle la directrice. Depuis le début de la saison, le taux de remplissage est plutôt bon. «  On est à 90 % pour les camping-cars et un peu moins pour les emplacements en tente.  » Le camping bénéficie habituellement de l’itinéraire cyclotouristique La Seine à Vélo qui traverse le site. «  Le mois de juillet a été un peu plus compliqué de ce côté-là. Avec les fortes chaleurs, les cyclistes venaient moins  », a-t-elle constaté.

Mais cela revient. Julien qui voyage seul à bicyclette a posé sa tente à Bouafles. «  Je remonte la Seine à Vélo depuis Ivry-la-Bataille. Je reste ici juste pour la nuit. Les chemins sont agréables par ici  ». Un peu plus haut dans le camping, Jean et sa femme sont installés dans l’une des DK’Banes, hébergement atypique que propose le camping. «  Les autres nuits, nous les avons faites en tente. Cela permet d’avoir un peu plus de confort pour la nuit  », expliquent ces quinquagénaires montpelliérains qui terminent leur voyage de 1 000 km entre Chartres, Mortain, le Cotentin et Rouen. «  Le vélo, c’est l’idéal pour découvrir la France  », apprécient-ils.

Dans les allées du camping, il n’est pas rare de croiser des étrangers. «  On a beaucoup de Hollandais, d’Anglais et d’Allemands. On aurait pu penser qu’avec les grandes chaleurs, on aurait attiré des personnes du sud de la France mais pas tellement  », précise Fabienne Bouffort.

Le camping de Bouafles séduit aussi par son emplacement dans la vallée de Seine entre Château-Gaillard et Giverny. Scott et Jenifer terminent leur tour d’Europe. «  On ne comptait pas rester aussi longtemps. Le camping est bien situé, on a pu faire un peu de visites et profiter de l’ombre et des grands emplacements  », apprécient ceux qui voyagent avec leurs deux chiens.

Même son de cloche pour Carrie, Mark et Bobby. La petite famille anglaise profite d’un moment de détente à la terrasse du bar.

«  C’est vraiment beau par ici, on profite du calme avant d’aller en train à Paris demain.  »

Tim, Brent et Manon, Hollandais venus en famille, profitent du charme du camping de Bouafles. «  C’est un très grand camping mais qui n’est pas surpeuplé et il y a pas mal d’activités autour  », expliquent ces amateurs de randonnée.

Matthieu Le Tirant et Pierre Boissonnat

Tourisme : les premières tendances de l'été

À l'approche du 15 août, les premières tendances de la saison touristique commencent à se dégager. Toutefois, les organismes rappellent qu'il faut " attendre la fin septembre et les derniers vacanciers pour tirer un bilan définitif ".
Du côté de l'Office de Tourisme Seine-Eure, Frédéric Marchais, directeur, a fait le tour des hébergeurs. " Les réponses sont très variables d'un établissement à l'autre. La clientèle étrangère est là. Pour les Français, du fait des problèmes de pouvoir d'achat, c'est un peu plus compliqué. "
Les vacanciers qui séjournent dans l'Agglo Seine-Eure sont " très satisfaits par l'offre proposée " et " prisent des vacances nature ". L'Eure reste " un lieu de passage " pour les touristes et que l'offre " reste encore à développer ". Cet été, " même si cela reste relativement marginal ", certains vacanciers ont réservé à la dernière minute délaissant le sud de la France en proie aux fortes chaleurs et aux incendies.
En ce qui concerne l'office de tourisme Nouvelle Normandie, la première " prétendance " tend à indiquer une baisse des visites dans les bureaux d'informations touristique sans que " cela soit représentatif ". Côté étranger, les touristes viennent notamment des États-Unis, d'Allemagne ou du Bénélux pour découvrir Les Andelys ou Vernon. Du fait des fortes chaleurs, le nombre d'entrées à Château-Gaillard est en légère baisse. À l'inverse, les croisiéristes affichent une hausse des passagers accueillis aux escales vernonnaises et andelysiennes. Enfin, les retours des hébergeurs témoignent d'une fréquentation " plutôt bonne ".

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