Sous une tente montée par les humanitaires, Neema Nyaloka berce un bébé de deux mois, emmitouflé dans une couverture en laine. «N’aie pas peur, je suis là, maman est là», l’apaise la nourrice de 23 ans, à côté d’un centre de traitement d’Ebola à Bunia, l’épicentre de l’épidémie la plus meurtrière de la République démocratique du Congo.
Le nourrisson la regarde avec de grands yeux et lui sourit. La jeune femme, protégée par une blouse et des gants en latex, a les larmes aux yeux. «Quand il est arrivé il y a quelques jours, il pleurait beaucoup, il ne voulait même pas voir nos visages, il se sent bien maintenant», se réjouit cette étudiante en médecine, qui a choisi de se porter volontaire pour s’occuper des enfants des malades d’Ebola après avoir elle-même survécu au dangereux virus.


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