La pratique de la fessée a presque toujours fait partie du répertoire sexuel d’Amanda*. Cette formatrice de 42 ans explique que dès son entrée dans la sexualité, elle a épousé les codes et fantasmes sexuels très genrés, parfois inspirés du porno, de ses partenaires. Notamment le fait d’administrer des claques sur les fesses d’une femme pendant l’acte sexuel. Une pratique qui, si elle s’inscrivait dans son «plaisir à faire plaisir» à l’autre, lui a toujours plu personnellement. «J’ai toujours eu des fesses généreuses et je les vis comme une vraie zone érogène. J’aime qu’on les attrape, qu’on les malaxe. J’aime la sensation de la fessée. Pour moi, c’est une sorte de caresse agréable, de massage. J’aime le fait que mon partenaire soit derrière moi, qu’il me voie et que je ne le voie pas. Je ne le vis pas comme une forme de soumission. Je suis activement offerte», précise-t-elle.
Amanda a pratiqué la fessée avec son ex-conjoint, «un Américain très branché levrette et consentement», mais aussi avec les amants qu’elle rencontre sur des applications de rencontre ou dans des bars depuis qu’elle s’est séparée. Elle constate que la pratique est devenue assez banale. «Certains demandent la permission, d’autres ont les mains dans cette zone et je leur dis d’y aller, poursuit-elle. Si le mec ne le fait pas, je suis déçue. Pour moi, ça a toujours été de l’ordre d’un jeu, à condition qu’il soit dosé d’une manière qui fait du bien. Il y a juste eu une fois où j’étais avec un ami en festival. On est allés dans un champ et il y est allé vraiment trop fort, donc je l’ai stoppé.»


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