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Pour les municipales, le PS rompt définitivement avec LFI : pourquoi des alliances restent encore possibles ?

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A l'issue d'un bureau national, le Parti socialiste a déclaré qu'"il ne saurait y avoir d'accord national" entre lui et LFI. À l'échelon local en revanche, c'est pas gagné.

Sur le même thèmeLa France Insoumise (LFI)Parti Socialiste (PS)

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Jean-Luc Mélenchon en meeting à Perpignan ce dimanche 1er mars 2026.

Jean-Luc Mélenchon en meeting à Perpignan ce dimanche 1er mars 2026. (©JC MILHET / Hans Lucas via AFP)

Par Maxime T'sjoen Publié le 4 mars 2026 à 13h02

Après les sorties de Jean-Luc Mélenchon, le bureau national du Parti socialiste, sa plus haute instance, a dénoncé ce mardi 3 mars 2026 les « caricatures complotistes et propos antisémites intolérables » du leader insoumis, qui s’est fait largement remarquer sur sa manière de prononcer les patronymes juifs « Epstein » et « Glucksmann ». 
Le PS déplore « la stratégie de conflictualisation permanente », et estime que « le leader de LFI rêve d’un face à face avec l’extrême droite. Il n’a abouti qu’à fracturer les électeurs de gauche et à renforcer les passerelles entre droite et extrême droite. » 
Pour rappel, au PS, les opposants à Olivier Faure réclamaient une rupture nette et précise avec LFI. Le bureau a acté qu' »il ne saurait y avoir d’accord national » entre lui et LFI au deuxième tour des élections municipales 2026 « compte tenu de l’inquiétante dérive de la direction de ce mouvement ».
« Si le risque de victoire du Rassemblement national existe, une règle s’impose : celle du désistement républicain », précise le PS, actant une rupture avec les Insoumis. Mais à l’échelon local, des fusions de listes devraient quand même survenir.

La réponse de Jean-Luc Mélenchon

Quelques instants après la publication du communiqué du bureau national, Jean-Luc Mélenchon a fulminé contre « les luttes internes du PS et leurs surenchères de haine anti-LFI [qui] promettent ainsi à la droite et au RN la victoire dans des dizaines de villes au premier et au second tour ».

Une réaction interprétée comme un signe de nervosité au PS. « On a touché juste, en plein dans le mille », a indiqué un cadre socialiste à l’AFP après le tweet de Jean-Luc Mélenchon.

Des listes communes dès le premier tour

Au premier tour des élections municipales, LFI estime que des Insoumis et des socialistes feront liste commune dans une cinquantaine de villes, le plus souvent sous l'égide de têtes de liste sans étiquette partisane.
LFI estime même que dans une demi-douzaine de cas, certains de ses membres seront présents sur une liste conduite par un candidat socialiste.

Conditions à l’échelon local

Généralement, le PS est engagé dans des listes d’union de la gauche, notamment avec les écologistes pour les municipales, à l’inverse des Insoumis qui feront la plupart du temps cavalier seul. 

Mais en cas de second tour où les deux listes, gauche unie et insoumise, seraient en position de se maintenir, que va-t-il se passer ? Pour rappel, peuvent se maintenir les listes qui font au moins 10 %. 

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La France insoumise a posé les conditions d’une fusion technique, mais ne se désistera pas, avait indiqué Paul Vannier, artisan principal de la stratégie insoumise, à actu.fr.

Si on est en tête, on proposera le rassemblement à gauche. Et face à la droite et l’extrême droite, nous sommes ouverts aux fusions techniques. Mais pas sans conditions. Nous demanderons des clarifications, notamment du PS, dont certains membres ont tracé un trait d’égalité entre LFI et le RN.

De son côté, le PS a déjà posé il y a deux semaines ses conditions pour de « rares » rapprochements locaux de second tour avec des Insoumis : ces derniers devront « clarifier leur position sur le rapport de leur mouvement à la violence politique ».

Dans les faits ?

Sauf que dans plusieurs villes (on pense à Lyon et Marseille, notamment), la gauche est en mauvaise posture. Et il faudra surement une fusion pour espérer (et encore) l’emporter. 

Le communiqué PS fait état d’accord national impossible, mais n’affirme pas que les accords locaux sont interdits. Chaque liste fera comme bon lui semble, comme à Rennes où Nathalie Appéré a déjà mis son véto sur un accord avec la liste menée par la députée insoumise Marie Mesmeur, explique actu Rennes.

Mais face aux menaces de la droite et de l’extrême droite qui pourraient gagner un certain nombre de mairies, il ne faudra pas trop se regarder en chien de faïence, au risque de tout perdre. 

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