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« Le HuffPost » a rencontré Lionel Boyce, l’interprète de Marcus, celui sans qui la série culinaire n’aurait pas eu la même saveur (sucrée).

FX
Lionel Boyce, ici dans la 3e saison de « The Bear ».
Les tabliers sont rangés. La vaisselle, faite. Ça y est : les cuisines ont fermé. Ce vendredi 26 juin, l’ultime saison de The Bear, série multirécompensée avec entre autres Jeremy Allen White dans le rôle d’un prodige culinaire venu remettre à flot la vieille sandwicherie familiale à Chicago, vient d’être mise en ligne sur Disney+.
Un coup de feu final, qui ne ménage personne. Le bateau coule. Les inquiétudes montent. Et si c’était le moment de se faire la malle ? Dans la brigade, les uns et les autres se rassurent. Mais dans cette ébullition, difficile de garder son calme, y compris pour le plus zen d’entre tous, Marcus, l’expert des desserts. Même lui en vient aux poings.
À l’approche du retour événement de la série, Le HuffPost a rencontré Lionel Boyce, l’interprète américain de celui sans qui le show n’aurait pas eu la même saveur.
Le HuffPost : Cette dernière saison est très tendue. C’est d’ailleurs la première fois qu’on voit Marcus perdre son calme. Qu’est-ce qui lui est arrivé ?
Lionel Boyce : D’abord, je crois que cela tient à la façon dont la saison a été conçue : tout se déroule en l’espace d’une seule journée. On peut ainsi observer une partie de l’évolution de son personnage sur une courte durée. Sur une plus longue période, on l’aurait peut-être vu dérailler dans un seul épisode.
On a aussi un mélange explosif qui constitue une première source de pression. À la fin de la quatrième saison, on le voit remporter le titre de « Meilleur nouveau chef », puis envoyer un SMS à son père, ce qui a provoqué un véritable chaos en lui. Or, c’est là que reprend la série : il envoie ce SMS et ouvre la boîte de Pandore en invitant son père à venir dîner au resto.
Enfin, Carmy annonce qu’il s’en va et Luca, qui est un bon ami à lui, aussi. Marcus a l’impression d’être seul. Il se rend compte que le deuil n’est pas linéaire : le chagrin causé par la perte de ses copains lui rappelle la perte de sa mère. Ces conditions parfaites créent le terreau idéal pour qu’il explose.
Au milieu de ce volcan, Marcus réalise l’une de ses plus grandes prouesses : la « bougie » au caramel. Qu’est-ce que ça représente pour lui ?
Je pense que c’est un mélange de tout ce qu’il a appris sur le plan technique, mais aussi de sa façon de s’exprimer, de qui il est. C’est quelque chose de simple, solide et dans lequel retrouve un peu de sa personnalité. C’est aussi un super clin d’œil à la saison 3, au cours de laquelle il a une conversation autour de l’héritage avec Carmy, qui convoque la notion de « legerdemain ». C’est un mot français, donc j’ai un peu honte d’essayer de le prononcer, mais cela réfère à un tour de passe-passe.
Ce dessert vous a marqué, vous aussi ?
Pour moi, ça compte beaucoup. Ça rend super bien à l’écran et c’était cool de le tourner. Comme la saison se déroule sur l’espace d’une journée, j’ai passé la majeure partie de mon temps à préparer et à refaire ce dessert encore et encore. Je suis devenu un vrai pro du banana split (qui accompagne le fameux coulis, ndlr).
Vous en avez préparé beaucoup d’autres pendant ces cinq saisons. Lesquels vous restent en tête ?
Je dirais évidemment le gâteau au chocolat (qui aussi devenu une star supplémentaire du show pour beaucoup de fans, ndlr). Qui n’aime pas un beau gâteau au chocolat ? Pour la même raison que le banana split, c’est le genre de dessert qui donne l’impression de provenir de quelque chose que Marcus connaît bien, qu’il maîtrise, et qui est délicieux.
J’adore aussi l’un de ceux qu’il a faits la saison dernière, celui qu’il fait semblant de briser, comme s’il testait cette idée pour la première fois. Je trouve que Marcus a un petit côté espiègle dans ses idées, c’est pour ça que je l’aime bien. C’est légèrement absurde, mais d’une manière très terre à terre.
Comment vous êtes-vous préparé à ce rôle de pâtissier ?
J’ai fait un stage de deux semaines dans une boulangerie à Copenhague, chez Heartbaggery. Après ça, j’ai collaboré avec la cheffe Courtney Storer, notre productrice culinaire (et sœur du créateur de la série, Christopher Storer), puis avec Malcolm Livingston, un pâtissier incroyable qui travaillait anciennement chez Noma (ex-meilleur restaurant au monde, ndlr).
Cet homme est un vrai gourou de la créativité. Mon personnage s’inspire beaucoup de lui. Les gens m’ont toujours dit que la pâtisserie était une science. Lui m’a montré que c’était en fait de l’art. Il s’éloigne de la science tout en la respectant. Il la maîtrise tellement bien qu’il sait exactement où se trouve la marge de manœuvre entre elle et la liberté créative.
Est-ce qu’il faut aimer les desserts pour approcher ce rôle ?
Je dirais que c’est indispensable, parce que, moi, j’adore les desserts. (Rires) C’était un rêve devenu réalité : décrocher un boulot où les gens te disent et t’encouragent à aller goûter les desserts, il n’y a rien de mieux.
Et dans la vraie vie, c’est quoi le top 3 de vos desserts préférés ?
Je crois que le gâteau au chocolat a toujours été l’un de mes préférés. Je suis quelqu’un de simple. Et parce que j’aime les choses simples, j’adore aussi les donuts. Je viens de Californie. À Los Angeles, capitale de ce qu’on appelle les « strip malls » (zones commerciales où les magasins sont alignés les uns à côté des autres), chaque centre commercial a sa propre boutique de donuts. Pour ce qui est du troisième, ça change tout le temps.
Quel est-il en ce moment ?
C’est la « key lime pie » (une recette de tarte au citron vert fondante et acidulée très prisée aux États-Unis, ndlr). Je suis en plein dans ma phase. J’en parle à tout le monde.


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