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  • Après la prononciation d'Epstein, Jean-Luc Mélenchon se moque de ''Glucksmann'' puis ...

En plaisantant sur la prononciation du nom de Raphaël Glucksmann, Jean-Luc Mélenchon s'est attiré les foudres de l'intéressé, qui l'a qualifié de « Jean-Marie Le Pen de notre époque ». Ce lundi, Jean-Luc Mélenchon s'est dit « désolé ».

La rédaction avec AFP - Aujourd'hui à 11:10 | mis à jour aujourd'hui à 11:42 - Temps de lecture :

Digiteka PlaceHolder

Jean-Luc Mélenchon a remis une pièce dans la machine en plaisantant sur la prononciation du nom de Raphaël Glucksmann, dimanche, lors d'un meeting à Perpignan.

Le leader de La France insoumise a dit : « Monsieur Glucksman et je ne sais qui encore, Glucksmann pardon..., après j'en ai pour des heures ». Dans la première référence au nom de l'eurodéputé social-démocrate, Jean-Luc Mélenchon prononce « Glucksman » et la seconde fois, lorsqu'il se reprend, il prononce « Glucksmane ».

Ce lundi, Jean-Luc Mélenchon s'est dit « désolé » d'avoir « déformé par erreur » le nom de Glucksmann comme ceux d'autres personnalités. « Celui de Glucksmann provoque des réactions alors même que j'ai rectifié sur le champ. J'en suis le premier désolé pensant à ceux que cela blesse. Je retiens la leçon. On ne m’y reprendra pas », a-t-il dit.

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Le leader de La France insoumise « s'exclut lui-même de la gauche et de la République », avait tancé peu auparavant l'intéressé, candidat potentiel comme Jean-Luc Mélenchon à l'élection présidentielle de l'an prochain.

Jean-Luc Mélenchon en meeting à Perpignan ce dimanche. Photo Sipa/Léo Vignal

Jean-Luc Mélenchon en meeting à Perpignan ce dimanche. Photo Sipa/Léo Vignal

« Il est devenu ce mélange de trublion et de clown qui joue avec les pires codes de l'extrême droite française et de l'antisémitisme », a-t-il dit, le qualifiant de « Jean-Marie Le Pen de notre époque ».

Le député socialiste Jérôme Guedj a lui aussi comparé Jean-Luc Mélenchon à Jean-Marie Le Pen, un rapprochement également fait par l'ancien Premier ministre Gabriel Attal ou le candidat de centre-droit à la mairie de Paris Pierre-Yves Bournazel.

« Epstine » et l'affaire Quentin

Le défunt fondateur du Front national avait été condamné à plusieurs reprises par la justice pour des propos sur les Juifs ou la Seconde guerre mondiale. Il avait notamment suscité l'indignation avec un jeu de mot resté célèbre, « Durafour crématoire », associant en 1988 le nom du ministre Michel Durafour aux camps de la mort nazis.

Quelques jours plus tôt, Jean-Luc Mélenchon avait déjà été accusé d'antisémitisme, ce dont il se défend, pour avoir ironisé sur le nom à consonance juive de Jeffrey Epstein, en se demandant si la prononciation « Epstine » ne visait pas à le russifier.

LFI traverse une tempête politique depuis la mise en cause de collaborateurs de son député Raphaël Arnault dans l'enquête sur la mort du militant d'extrême droite Quentin Deranque à Lyon.

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