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Qu’est-ce qui arrive quand un jeu Pokémon troque les traditionnels combats de monstres de poche par l’exploration d’un monde à mi-chemin entre Animal Crossing et Minecraft ? Pokémon Pokopia, dernière production dérivée de la franchise, est la réponse. Si le mélange semble étrange au premier regard, le jeu qui en découle s’avère une petite pépite débordante de charme.
Pokopia met le joueur dans les chaussures d’un Ditto, ce Pokémon qui peut se transformer en n’importe quel autre et qui emprunte une forme vaguement humaine. Se réveillant dans un village en ruine et largement abandonné tant par les humains que les monstres de poche, ce protagoniste impromptu s’embarque dans une quête pour tenter de lui donner une seconde vie.
Pour ce faire, le joueur devra rétablir les habitats de divers Pokémon, de hautes herbes pour l’un ou bien un jardin illuminé pour un autre, afin de se lier d’amitié avec ces derniers. Comme Ditto est lui-même un Pokémon, il est possible de leur parler et d’utiliser leurs capacités pour améliorer son environnement ou récolter certaines ressources. Un Pokémon de type plante peut, par exemple, faire pousser les plantes plus rapidement.
En découvrant de nouvelles créatures et en leur construisant des maisons et des habitats qui correspondent à leurs goûts (un Pokémon de type feu va aimer un endroit chaud, alors qu’un de type eau va souvent préférer un habitat plus humide, par exemple), de plus en plus d’éléments — parfois complexes — s’offrent au joueur pour bâtir l’environnement Pokémon de ses rêves.
Car, au fur et à mesure du jeu, c’est sans équivoque la créativité qui règne. De la forme du terrain au réseau électrique en passant par les maisons où les Pokémon vont éventuellement résider, les possibilités sont pratiquement infinies dans ce monde composé de blocs.
En quête de liberté
Mais Pokopia ne fait pas qu’offrir un énorme terrain de jeu vide : une trame narrative fait explorer différentes zones qui évoquent toutes des villes et des régions des premiers jeux Pokémon, Rouge et Bleu.
Chacune de ces zones comporte une petite histoire qui aide à guider l’exploration sans jamais limiter la liberté d’aller explorer ou de développer un projet. En prime, la découverte, petit à petit, de ce qui a fait disparaître les humains agit comme ligne conductrice.
Outre les références et détails liés à l’univers et les personnages qui peupleront les environnements, Pokopia est on ne peut plus différent des jeux venus avant. Qu’il ne repose pas uniquement sur le succès de la franchise est une preuve de la force de la boucle de jouabilité.
S’inscrivant dans la lignée des « jeux confortables », popularisés par le susmentionné Animal Crossing, Pokémon Pokopia est un titre qui demande de prendre le temps : en plus des temps de construction de certains bâtiments qui se basent sur l’horloge réelle (de 15 minutes à 24 heures), les interactions des Pokémon entre eux et avec l’environnement que le joueur a bâti ne demandent qu’à être observées.
Devoir attendre avant de voir ses constructions progresser peut s’avérer frustrant, mais comme le jeu regorge de contenu, il y a (pratiquement) toujours quelque chose à faire un peu plus loin.
Comme de fait, une fois le générique atteint, Pokopia est loin d’être terminé, tant les possibilités offertes ne font que s’ouvrir. S’il est possible de se dépêcher et de finir l’histoire en une trentaine d’heures, c’est petit à petit et jour après jour que le jeu brille le plus.


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