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Il ne reste plus que deux semaines aux services de garde en milieu familial pour se conformer aux exigences du gouvernement du Québec. Depuis 2022, plus de 1500 d'entre eux se sont prémunis de la reconnaissance qui garantit la qualité de leurs services et de leurs installations à l'échelle de la province.
C'est pour la sécurité, le développement et le mieux-être des enfants, explique Geneviève Ouellet, directrice adjointe du bureau coordonnateur des services de garde en milieu familial pour le territoire de la MRC de Portneuf.
Les milieux qui n’auront pas cette reconnaissance à compter du 1er septembre devront limiter leur capacité d’accueil à deux enfants ou cesser leurs activités.

Geneviève Ouellet dirige le centre de la petite enfance Le Kangourou et occupe le poste de directrice adjointe au bureau coordonnateur de Portneuf.
Photo : Radio-Canada / Philippe L'Heureux
Dans Portneuf, dans la dernière année, 24 personnes responsables de ces milieux ont fait une demande de reconnaissance au ministère de la Famille, indique Mme Ouellet, qui est également directrice du centre de la petite enfance (CPE) Le Kangourou.
On s'attendait à ce que, dans la région, il y ait quand même beaucoup de personnes responsables non reconnues, détaille-t-elle.
Une seule de ces personnes responsables n'est pas parvenue à obtenir la reconnaissance nécessaire.
Quand on n'obtient pas la reconnaissance, [...] ce peut être en raison d’un aménagement qui n’est pas sécuritaire ou de quelqu’un qui ne démontre pas avoir les capacités d’appliquer le programme éducatif, par exemple, ajoute Mme Ouellet.
Pour être reconnues par le gouvernement, les personnes responsables doivent :
réaliser une formation de 45 heures;
détenir une certification adaptée à la petite enfance;
fournir des vérifications d’absence d’empêchement au sujet des personnes qui résident à leur domicile;
respecter les normes gouvernementales de santé, de sécurité et de qualité éducative.
Le processus peut prendre plus de trois mois. Dans Portneuf, 133 milieux détiennent cette reconnaissance.
Idées préconçues
Selon Geneviève Ouellet, bon nombre de fausses informations ont circulé dans les dernières années, ce qui a compliqué la tâche du bureau coordonnateur de convaincre des responsables de se conformer aux exigences de Québec.
Les gens ont la conception que c'est un processus qui est lourd, qui est fastidieux et qu’il y a beaucoup de paperasse, se désole-t-elle.
Son bureau et le Ministère ont décuplé les efforts de communication pour démystifier le processus.
On a fait beaucoup de promotion pour informer les gens, des soirées d'information, on s'est rendus disponibles pour les accompagner, mentionne Mme Ouellet.

Stéfannie Brassard possède une garderie en milieu familial depuis six ans et vient tout juste d'obtenir sa reconnaissance.
Photo : Radio-Canada / Philippe L'Heureux
Le service de garde de Stéfannie Brassard, qu’elle a ouvert il y a six ans à Saint-Raymond, vient tout juste d’obtenir sa reconnaissance.
J’ai fait partie de cette gang-là qui était incertaine et [qui se demandait] où on va avec ça et comment ça fonctionne. [...] Finalement, le processus a été super facile, super rapide, avoue-t-elle.
L’éducatrice se sent désormais mieux outillée pour accompagner les enfants qu’elle a sous sa responsabilité. L’incitatif financier, de quelques milliers de dollars, l’a également aidée.
Ça sert à nous soutenir, à aller chercher le bagage qu'il nous manque, pour pouvoir leur offrir vraiment ce qui manque, explique Mme Brassard.
Combien de milieux non conformes?
Malgré la date limite du 1er septembre, il est impossible de connaître le nombre exact de milieux non reconnus.
Puisque la demande de reconnaissance se fait sur une base volontaire, ni les bureaux coordonnateurs ni le gouvernement ne sont en mesure de tenir une liste des services de garde qui ne se sont pas conformés aux exigences du Ministère.
Dans la région, tout le monde se connaît ou connaît quelqu'un qui connaît quelqu'un. On peut avoir quand même une idée qu’il existe encore des gens qui n'ont pas répondu à l'exigence d'être reconnus avant le premier septembre. Combien précisément? On ne le sait pas, affirme Geneviève Ouellet.

Catherine Blouin est ministre de la Famille. (Photo d'archives)
Photo : Radio-Canada / Sylvain Roy Roussel
Pour le moment, le gouvernement ne prévoit pas donner un sursis aux établissements qui ne sont toujours pas conformes.
Contrairement à certaines interprétations qui circulent dans l’espace public, aucun nouveau sursis n’a été accordé concernant les principales obligations réglementaires, indique Noémie Vanheuverzwijn, coordonnatrice aux affaires publiques et relationniste de presse au cabinet de la ministre de la Famille.
La directrice adjointe du bureau de Portneuf, Geneviève Ouellet, n’est cependant pas contre l’idée.
On veut des places qui sont reconnues, on veut des places de qualité, on veut des places réglementées, donc pourquoi pas? [...] Ça appartiendra au ministère de la Famille de le dire, pense-t-elle.
Dans les quatre dernières années, à l’échelle de la province, 1534 personnes ont obtenu leur reconnaissance. Elles viennent s'ajouter aux 12 000 déjà dans le milieu.
Après le 1er septembre, si le Ministère reçoit des plaintes concernant des milieux de garde, elles continueront d'être traitées selon les processus habituels, ajoute Mme Vanheuverzwijn.
Avec les informations de Philippe L’Heureux


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