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Orientez-vous vos roues de voiture vers la bordure de la chaussée lorsque vous êtes stationnés dans une rue en pente? Le Sherbrookois d’adoption Étienne Tremblay ne l’a pas fait et a reçu un constat d’infraction de 121$.
Le 26 janvier dernier en soirée, il s'est stationné sur la rue Saint-Gilles dans le secteur du Mont-Bellevue, une voie en pente. Soucieux de trouver un stationnement, il n'a pas tourné ses roues de véhicules vers la bordure la plus près de la chaussée avant de quitter son véhicule.
Je n’ai pas tourné mes roues et, dans un cas où le stationnement est mal fait, l’auto tourne, je vois pourquoi. En même temps, je trouve que ce n’est pas tant raisonnable comment c’est cher. Je pense que pour prévenir la sécurité, il y a autre chose sur la route qui peut être plus problématique qu'une auto qui n’a pas tourné ses roues dans une côte, témoigne Étienne Tremblay.

Étienne Tremblay a reçu un constat d'infraction de 121$.
Photo : Radio-Canada / Marianne Lachapelle
Cette disposition, inscrite à l’article 383 du Code de la sécurité routière, permet d’éviter le pire si la mécanique du véhicule fait défaillance. Le Service de police de Sherbrooke n’a pas voulu révéler le nombre de constats d’infraction remis à ce sujet, mais confirme que ce n’est pas une opération courante.
Si le véhicule est stationné dans une pente, le frein d’urgence de ce véhicule doit être appliqué et ses roues avant doivent être orientées de façon à ce que le déplacement de l’avant du véhicule se fasse vers la bordure la plus rapprochée de la chaussée.
La porte-parole Isabelle Gendron explique que c'est propre à chaque patrouilleur de donner ou non un constat d'infraction pour tout type d'infraction.
Selon elle, plusieurs conditions justifient l'application de la loi dans l'objectif de prévenir. Par exemple, le relief est important à Sherbrooke, les chaussées enneigées ou glacées peuvent aussi venir augmenter le risque de glissage.
Un règlement toujours d’actualité?
André Durocher a été policier pendant une quarantaine d’années, il est maintenant directeur de la Fondation CAA-Québec pour la sécurité routière.
Il y a plusieurs années, beaucoup de véhicules étaient de type manuel. À ce moment-là, ça pouvait arriver, si le frein à bras n’était pas mis correctement, qu’il y ait une défaillance quelle qu’elle soit et que le véhicule se ramasse dans la circulation. Il y avait une raison d’être très logique pour ce type de règlement, souligne M. Durocher.
Il se questionne aujourd’hui à savoir si cette problématique existe toujours avec la manière dont les véhicules sont maintenant construits.
Je ne peux pas affirmer, parce que je n’ai pas vérifié statistiquement, mais je ne me souviens pas d’incidents survenus à la suite de quelqu’un qui n’avait pas mis ses roues en direction de la bordure de trottoir dans une pente, avance celui qui a travaillé à la direction de la sécurité routière au Service de police de la Ville de Montréal.
Le Service de police de Sherbrooke tient à rappeler à la population qu'advenant une collision matérielle ou humaine avec un véhicule qui serait mal stationné, le conducteur du véhicule, même s'il n'est plus à l'intérieur, est toujours responsable des dommages qui pourraient être causés.


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