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Lundi soir, la Victoire de Montréal sautera sur la glace pour une cinquième et ultime partie, qui pourrait lui permettre d’accéder à la finale des séries de la coupe Walter.
Alors que les soirées de visionnement des Canadiens sont très lucratives pour les bars et les restaurants de la région, Juliette Dumaine s’est demandé si l’intérêt était aussi grand pour les parties de hockey féminin.
Celle qui réside à Abercom, près de Sutton, a fait l’exercice d’aller sonder des propriétaires d’établissements près de chez elle. Sa vidéo cumule plus de 17 000 vues.

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Une résidente de Brome-Missisquoi s'est demandé si les bars qui diffusent les parties des Canadiens diffusent aussi les parties de la Victoire.
Photo : Radio-Canada / Instagram | la_fee_des_oignons
En région, il y a beaucoup de fans de la Victoire de Montréal, mais on ne sait pas qu’on existe parce qu’on est éparpillé. Il faut comme un peu s’envoyer des signaux de fumée, fait remarquer Juliette Dumaine.
Le résultat de son coup de sonde est assez positif, mais il n’en demeure pas moins des questions plus grandes sur l’attention accordée au sport féminin.

Une résidente de Brome-Missisquoi s'est demandé si les bars qui diffusent les parties des Canadiens diffusent aussi les parties de la Victoire.
Photo : Radio-Canada / Yannick Cournoyer
Une responsabilité partagée
Je trouve que c’est une excuse facile de dire : "oui oui, on donne aux gens ce qu'ils veulent avoir", affirme Guylaine Demers, professeure au département d’éducation physique à l’Université Laval et directrice du laboratoire de recherche pour la progression des femmes dans le sport au Québec.
Pour la chercheuse, autant les bars que les médias et les consommateurs ont leur rôle à jouer.
Ça se construit, un auditoire. Si on ne présente jamais de sport féminin, puis qu'on n'intéresse pas les gens, bien c'est sûr que les gens n’y vont pas.
La couverture médiatique du sport en général, elle est très masculine. […] On est toujours en bas de 10 % de couverture du sport féminin.
Le président de l’Union des tenanciers de bars du Québec, Peter Sergakis, croit pour sa part que ce n’est qu’une question de temps avant que la Victoire génère autant d'enthousiasme dans les établissements.
C’est l’offre et la demande. Je pense que le hockey féminin va "pogner" la priorité peut-être dans un an ou deux, estime-t-il.
Avec les informations d’Étienne Meunier.


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