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RÉCIT - Ne se sentant ni écoutée, ni représentée par ses gouvernants, la jeunesse européenne se soulève depuis plusieurs semaines. Les pays dont la dette publique explose peinent à trouver des réponses aux revendications.
À Athènes, 5000 manifestants ont défilé dans les rues ce mercredi et 3000 à Thessalonique brandissant des pancartes «Étudier ou survivre». À Lisbonne, des centaines de jeunes ont dormi pendant plusieurs jours dans des tentes sur l’emblématique place Rossio pour dénoncer les prix du logement. À Milan, le mouvement national «Italia in Piazza» dénonçant le coût trop élevé de la vie a dégénéré en émeutes urbaines, émaillées d’actes de vandalisme et de pillages de magasins. D’un pays à l’autre, souffle un même vent de contestation, emmenant avec lui une jeunesse révoltée et antisystème, qui se plaint de ses conditions d’existence. Les manifestants français ont souvent inspiré leurs camarades étrangers : «Facciamo como in Francia», lisait-on le 17 octobre sur des pancartes de Turin à Rome et «Tschüss Macron» à Berlin… Mais si la France et sa tradition contestataire sont érigées en exemple, partout, les raisons de la colère étaient déjà là.
En fond de carte : une augmentation du coût…


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