Language Selection

Retrouvez votre bien-être dans ces temps dure sur Terre , Essayez le MedBed Quantique!
Cliquez ici pour réserver votre séance

Famille et pour toute la Famille avec Le Medbed Quantique® Orgo-Life® une technologie du Canada

Advertising by Adpathway

         

 Advertising by Adpathway

Passer à autre chose

19 hour_ago 6

         

NE LAISSER PAS LE 5G DETRUIRE VOTRE ADN Protéger toute votre famille avec les appareils Quantiques Orgo-Life®

  Publicité par Adpathway

Je ne peux pas croire que seulement deux semaines se sont écoulées depuis le deuil collectif consécutif à l’élimination du Canadien dans un aréna cerné de parcs de stationnement et d’autoroutes d’une banlieue américaine générique, un triste vendredi soir. Comme il convient pour un deuil, la plupart des commentateurs, le lendemain, avaient déjà rangé leur panier de tomates pour puiser dans leur réserve de pensée positive et d’éloges fleuris : une belle équipe malgré tout, encore un peu verte, une saison de rêve, les buts de Caufield, les points de Suzuki, un parcours inespéré en séries, etc.

Et ces puissants Hurricanes, ouh la la, avec leur mécanique étanche et bien huilée qui fait plonger le nombre de tirs au but de l’adversaire aussi sûrement qu’une nuit de mars fait descendre la colonne de mercure dans nos thermomètres…

Deux jours plus tard, tout le monde cogitait déjà très fort pour refaire l’équipe à son goût, celui du champagne dans le gros bol de lord Stanley, à coups d’échanges et de signatures d’agents libres avec compensation ou pas et de promotions d’espoirs lavallois sous la bannière de flanelle du gros club. Même moi, je me surprenais à plancher sur un projet de restructuration en profondeur de l’équipe, avec Connor McDavid au centre du premier trio et l’humble Suzuki acceptant de bon cœur d’être rétrogradé sur la deuxième ligne d’attaque pour que ça sente encore plus la Coupe : obligés d’affronter Nick après Connor, les entraîneurs des rivaux du CH seraient aussi découragés que leurs confrères qui, dans les années 1980, devaient se frotter à un Mark Messier quand Gretzky était fatigué.

Dans leur quête désespérée d’un gardien numéro un, les Oilers, en retour du meilleur joueur de la planète, avaient obtenu Caufield, Dobeš, Dobson et une poignée de choix au repêchage. À Montréal, ça ne sentait plus seulement la Coupe, ça sentait la dynastie.

Mais jouer les gérants d’estrade quand tout ce qui reste devant toi, en fait de suspense, c’est le repêchage et la période d’embauche des agents libres, c’est un peu déprimant. Et si je peux me permettre cette confidence personnelle : moi, deux semaines plus tard, je n’ai pas encore complètement décoléré.

Pas encore vraiment digéré la manière dont le Canadien s’est écrasé au cours des deux dernières parties de sa finale de conférence. Je revois Martin St-Louis rentrer au vestiaire après la première période du quatrième match, tête basse, sans expression, les yeux obstinément fixés sur le bout de ses souliers. Aux partisans de l’équipe comme à ses propres joueurs, le langage corporel du coach disait la même chose : il avait déjà jeté l’éponge.

Mais attendez… Ce soir-là, Canadien est mené 2-1 dans la série et c’est 3-0 pour les visiteurs après une période. Si un entraîneur croit que la série est pliée à ce moment-là, il n’a pas d’affaire en finale de conférence. Sa place est plutôt devant l’écran de son téléviseur, à regarder ces mêmes Hurricanes être menés 4-0 après deux périodes, et marquer ensuite trois buts en l’espace de 39 secondes et un autre à la toute fin du match pour envoyer tout le monde en prolongation. À suivre, bref, cette incroyable finale entre deux formations qui, avec leurs forces, leurs faiblesses, leurs meneurs d’hommes si différents — l’intensité crispée d’un Brind’Amour contre le demi-sourire ironique de Tortorella —, se battent sur la glace comme des chiens autour d’un os. Avec cette rage de vaincre qui fait que le perdant pourra s’incliner dans l’honneur.

En n’effectuant aucun changement à sa troupe complètement dominée par la Caroline deux jours plus tôt, St-Louis, au Centre Bell, avait déjà passé un drôle de message. Avait-il intériorisé, malgré lui, l’assurance des experts à peu près unanimes à encenser l’étouffant jeu collectif des Ouragans et à prédire une élimination du Tricolore en cinq ou six matchs ? En 1993, alors que tout le monde était en extase devant la force de frappe des Nordiques (Sakic, Sundin, Nolan…), qui venaient de remporter les deux premières rencontres de leur série contre le Canadien, un certain Patrick Roy s’était levé dans le vestiaire des siens pour crier : « On peut-tu arrêter de les trouver bons ? » On sait ce qui est ensuite arrivé.

Je regardais jouer les « Canes » contre le Canadien et je pensais un peu la même chose que Blanchet quand, le 27 mai, il écrivait dans Le Journal de Montréal : « […] je ne trouve pas que le Canadien affronte l’Armée rouge. » En effet. Et moi, plus je visionne la présente et ultime série, plus je pense que le Canadien avait les chevaux pour se rendre en finale.

Le club qui, en 1993, alignait Damphousse, Bellows, Muller et Lebeau était peut-être légèrement supérieur sur la feuille de pointage (quatre joueurs avec 80 points ou plus, contre deux pour la formation actuelle), mais le jeu était alors plus ouvert. À la ligne bleue, la troupe de Jacques Demers n’avait absolument personne qui ressemblât de près ou de loin à notre Lane Hutson.

À l’époque, les puissances de la ligue, Bruins, Penguins, Blackhawks et autres Red Wings de Detroit, ouvrant un chemin vers la Coupe, étaient tombées les unes après les autres, comme, ce printemps, les Stars, le Wild et l’Avalanche. D’accord, nos Glorieux de 2026, partis de la troisième place de leur division tout comme ceux de 1993, ont eu besoin de deux dures batailles de sept matchs pour écarter le Lightning et les Sabres, mais quand on peut compter sur l’équipe la plus jeune de la ligue, l’excuse de l’épuisement passe un peu de travers.

N’oublions pas que leurs prédécesseurs avaient dû, eux, se débarrasser de la meilleure édition post-Stastny des Nordiques, puis des Sabres de Pat LaFontaine (148 points en saison régulière) et d’Alexander Mogilny (76 buts !), et enfin des Islanders de Pierre Turgeon, avec leurs quatre meilleurs attaquants totalisant 370 points — contre 340 pour la version actuelle du Canadien et seulement 287 pour ces Hurricanes que tous les experts du Québec nous présentent maintenant comme le produit le plus achevé du hockey moderne et le modèle à suivre.

Alors on regarde tout ça et on se dit que, oh oui. La fenêtre était là.

Il faut maintenant la refermer et recommencer à s’intéresser à la pêche à l’achigan, au classement de Magdeleine Vallières au Giro féminin, au choc de titans qui attend Vingegaard et Pogačar quelque part dans les Hautes-Pyrénées, et puis, bien sûr, au ballon rond rond rond, petit patapon. Allez les Bleus !

read-entire-article

         

        

Une nouvelle Vibration dans le Monde entier avec les Franchise Medbed Quantique®!  

Protéger toute votre famille avec la technologie Orgo-Life®

  Advertising by Adpathway