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Paris : une sexagénaire soupçonnée d'avoir obtenu un produit pour aider sa mère de 85 ans à se suicider

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Le produit en question, qui aurait été acquis avec l'aide de l'association pro-euthanasie Ultime Liberté, été saisi à son domicile à Paris. Une enquête a été ouverte.

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La séxagénaire a été placée en garde à vue fin février.(©Illustration – Pattilabelle – Adobe Stock)

Par Glenn Gillet Publié le 8 mars 2026 à 12h49

Elle assume sa démarche. Une sexagénaire a été interpellée samedi 21 février 2026 à Paris car elle est soupçonnée de s’être procurée un produit létal dans le but d’aider sa mère âgée de 85 ans à se suicider, a appris actu Paris auprès du parquet ce samedi, confirmant des informations du Parisien.

L’octogénaire « aurait exprimé un souhait de se voir donner la mort »

Le 20 février, les forces de l’ordre ont été alertées par un signalement évoquant le projet de cette femme d’aider sa mère à mourir. Cette dernière est décrite par le parquet comme « présentant des troubles cognitifs débutants, sans pronostic vital engagé », mais « aurait exprimé un souhait de se voir donner la mort ».

Le lendemain, des effectifs du commissariat du 18e arrondissement de la capitale ont procédé à une perquisition qui a permis de saisir le produit vraisemblablement destiné à être administré à l’octogénaire. Sa fille a également été placée en garde à vue, une mesure ensuite levée « compte tenu de son état de santé » et afin de « poursuivre les investigations ».

Selon le parquet, la sexagénaire, née en 1963, se serait procurée ce produit auprès de l’association Ultime Liberté, qui milite en faveur de la légalisation du suicide assisté et de l’euthanasie. Douze de ces membres ont été condamnés en janvier à des peines allant jusqu’à 10 mois de prison avec sursis pour avoir aidé des personnes à se procurer du pentobarbital, un barbiturique interdit en France dont l’usage est répandu dans le cadre des pratiques d’euthanasie clandestines. Plutôt que les chefs de provocation ou promotion du suicide, ce sont ceux de trafic de substances illicites et complicité qui ont été retenus contre les douze militants, dont sept ont fait appel.

Enquête ouverte

Une enquête a été ouverte pour « associations de malfaiteurs en vue d’un crime puni de la réclusion criminelle à perpétuité, en l’espèce un empoisonnement avec préméditation » et « acquisition, détention de substance vénéneuse ou psychotrope », le parquet précisant que le produit saisi est « actuellement en analyse ».

Selon Le Parisien, la sexagénaire aurait fait part de son projet à son psychiatre, qui aurait ensuite fait un signalement, rapidement transmis aux forces de l’ordre. Ces dernières sont ensuite allées rencontrer la mère de la suspecte, qui leur a confirmé son souhait de mourir, leur expliquant qu’elle n’avait aujourd’hui plus de raison de continuer à vivre après la mort de son mari il y a trois ans et une perte progressive d’autonomie dans ses déplacements depuis lors. De quoi, selon elle, entamer une démarche concrète pour mettre fin à ses jours.

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