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Par Le Figaro avec AFP
Le 12 janvier 2026 à 16h39

Le policier a été est condamné a huit mois de prison avec sursis pour des faits de tirs de LBD lors d’une manifestation contre la réforme des retraites en janvier 2020.
Passer la publicité Passer la publicitéUn policier a été condamné lundi 12 janvier à Paris à huit mois d'emprisonnement avec sursis pour avoir tiré avec un lanceur de balles de défense (LBD) de manière «ni nécessaire, ni proportionnée», à l'encontre de deux manifestants en janvier 2020 contre une réforme des retraites. Le tribunal correctionnel n'a pas prononcé de peine complémentaire d'interdiction de porter une arme et a accédé à la demande de non-inscription de la condamnation au casier judiciaire du policier, compte tenu de ses «états de service».
La condamnation est conforme aux réquisitions qu'avait formulées le procureur lors de l'audience du 17 novembre. Le représentant du parquet avait néanmoins considéré que les tirs étaient «légitimes» - mais pas «proportionnés», écartant la «légitime défense». Le 9 janvier 2020, dans un cortège parisien qui s'était élancé trois heures plus tôt de la place de la République, des heurts avaient éclaté aux abords de la gare Saint-Lazare.
«T’en veux encore ?»
«Je me souviens d'une panique générale du côté des manifestants et une charge inconsidérée de l'autre», avait raconté à la barre Moukran S., 65 ans à l'époque. Dans plusieurs vidéos, on le voyait s'effondrer après avoir été la cible d'un tir de LBD. Le policier se trouvait à deux mètres de lui, alors que «selon la doctrine, ils doivent être tirés entre 10 et 50 mètres», avait rappelé le tribunal.
Quelques minutes plus tard, le même policier avait à nouveau fait usage de son lanceur de balles à l'encontre d'un autre manifestant, Peter B., 41 ans, cette fois situé à «8 à 10 mètres», à l'intérieur d'une nasse dans laquelle se dispersait une bombe lacrymogène. «T'en veux encore?», lui avait alors lancé le gardien de la paix, 32 ans à l'époque, depuis muté dans une brigade anticriminalité (BAC) d'Occitanie.
Dans sa décision, le tribunal correctionnel a justifié la condamnation à une peine d'emprisonnement avec sursis «simple» par «la prise en compte du contexte», en notant qu'il s'agissait d'une «énième journée de mobilisation nationale». «Nous sommes très satisfaits de la déclaration de culpabilité, un peu moins de l'absence d'interdiction des armes qui autorise ce policier à reprendre son service», a commenté auprès de l'AFP l'un des avocats des parties civiles, Me Arié Alimi.


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