Le monde du cyclisme découvre le mercato du foot. Le cas de Paul Seixas, prodige français de 19 ans, pose des questions inédites dans le peloton: record de précocité pour un haut contrat, record financier tout court, record de durée pour des négociations qui commencent dès ces jours-ci, alors que son engagement avec l’équipe Decathlon-CMA CGM arrive à échéance au 31 décembre 2027… Un emballement à la hauteur du talent et du potentiel du natif de Lyon, annoncé comme un très possible vainqueur du Tour de France. Il n’y a qu’à voir et entendre les contre-allées de Paris-Nice depuis dimanche. Seixas est absent de la «course au soleil» mais on ne parle que de lui, et que de ça: le «contrat du siècle» dans le cyclisme.
Nous étions venus sur l’épreuve pour poser des questions sur d’autres coureurs et d’autres équipes, mais les intéressés nous y ramènent et retournent l’interrogation: «Seixas va où, et pour combien d’argent?» Le sport redécouvre le triangle du pouvoir entre les patrons d’écuries, les agents de cyclistes et les journalistes, mués plus ou moins involontairement en colporteurs de fausses nouvelles. La veille, samedi, le Tessinois Mauro Gianetti, manager du Team UAE-Emirates, serre la main de Paul Seixas, brillant deuxième des Strade Bianche, en Italie, derrière Tadej Pogačar. Il n’en faut pas plus pour échauffer les esprits: Seixas et Pogačar coéquipiers en 2028? Et l’on reparle du petit frère, Nino Seixas, 17 ans, participant à un entraînement avec UAE cet hiver, sur les routes ensoleillées d’Espagne… «Ça, ça ne veut rien dire, Paul a laissé son frère se faire un petit kif avec la plus grande équipe du peloton», analyse quelqu’un de son cercle amical. Ajoutant: «Par contre, de la part d’UAE, c’est un geste très maladroit et désespéré.»


3 month_ago
108






















.jpg)






French (CA)