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Par Loris Boichot, envoyé spécial à Nouméa et Païta (Nouvelle-Calédonie).
Le 24 juin 2026 à 22h19
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REPORTAGE - Unis derrière leur numéro un Sonia Backès, les partisans de la France espèrent profiter des divisions de leurs rivaux pro-indépendance et centristes, lors de ce scrutin crucial pour l’avenir de la Nouvelle-Calédonie, deux ans après les émeutes.
Passer la publicitéSteven et Nathalie Soulas se lèvent pour chanter La Marseillaise. Au milieu des drapeaux bleu-blanc-rouge, ce mercredi soir, quelque 3 000 Calédoniens font de même dans l’arène de Païta, la plus grande salle de Nouvelle-Calédonie. Là où la droite loyaliste conclut son dernier meeting avant les élections provinciales du 28 juin.
Dimanche, « on veut montrer à l’État français qu’en Calédonie, il y a de vrais Français », explique le quinquagénaire. Il voit dans ce scrutin à un tour une sorte de « quatrième référendum » après les trois « non » à l’indépendance, entre 2018 et 2021. « On veut retrouver la Calédonie qu’on avait avant les émeutes », avance son épouse, elle aussi descendante d’Européens et adhérente du parti Les Loyalistes, traumatisée par les violences de 2024, leurs 14 morts et leurs milliards d’euros de dégâts.


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