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Trois candidats se présentent aux élections municipales 2026 à Montévrain. Parmi eux, le maire, Christian Robache qui défend son bilan et ses priorités pour l'avenir de la ville.
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Par Julia Gualtieri Publié le 4 mars 2026 à 22h19
« J’y retourne par passion et par amour de Montévrain », explique Christian Robache, maire de cette ville de plus de 15 600 habitants nichée en Seine-et-Marne. Arrivé à la tête de la mairie en 2009, cet ancien cadre dans le marketing qui dédie aujourd’hui entièrement ses journées à ses fonctions publiques – maire, vice-président à l’agglomération, conseiller départemental en charge de la sécurité et des bâtiments mais aussi président du Sietrem – brigue ainsi un quatrième mandat.
« Je pense qu’on va dans le bon sens », poursuit le candidat de la liste « Montévrain, ville audacieuse ». Face à lui, le maire aura deux candidats, Olivier Pajot (Demain Montévrain) et Philippe Bès (Renouveau pour Montévrain), tous deux issus de l’opposition.
Pas de regrets pour le mandat écoulé
Malgré plusieurs projets très contestés sur ce mandat, qu’on pense au projet de la tour de 60 mètres ou à l’installation d’un quai de transfert, il ne regrette rien. « Les politiques locaux doivent être des décideurs. Je fais les choses pour les habitants et non »par » les habitants, comme le font d’autres. C’est le rôle d’un maire, d’impulser des idées. Après, si les gens n’en veulent pas, je ne suis pas obtus, on ne les a pas faits », réagit le maire sortant pour qui ces sujets ont été « instrumentalisés ».
Évoquant le cas du quai de transfert, il détaille : « Ce sont des équipements que nous devons installer sur notre territoire. J’ai pris mes responsabilités et j’ai pensé aux conditions de travail des agents. Taper sur Robache c’est facile. Construire et décider c’est plus difficile », tance-t-il.
D’importants investissements
À l’inverse, il défend son bilan avec ferveur. « Je me suis battu pour qu’on réalise de nombreuses infrastructures. Depuis 2009, nous avons investi 89 millions dans les équipements ». Et bien que ces ajouts pèsent aussi dans le budget de fonctionnement de la ville qui compte aujourd’hui plus de 300 agents, le maire candidat se dit serein sur les finances. « Nous avons divisé par trois la dette par habitant et multiplié par deux nos capacités d’autofinancement », assure-t-il en promettant qu’aucune hausse d’impôt ne sera au programme s’il est reconduit.
Interrogé sur le fiasco financier de la SEMM (Société d’économie mixte de Montévrain), dont la ville est l’actionnaire majoritaire, fermée sur demande de la Cour régionale des comptes, il se borne à répéter que « personne ne peut être tenu responsable de la crise immobilière » et que cet échec n’endettera pas la ville. Pour rappel, cette société publique-privée était en dette d’environ 6 millions d’euros au moment de son contrôle.
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Quels projets pour le mandat à venir ?
Lui préfère mettre en avant les projets d’avenir pour la ville, à savoir l’arrivée du futur lycée, chantier mené par la Région Île-de-France qui permettra par ailleurs de créer un nouveau gymnase, mais aussi la création de la mairie annexe. « Cela s’imposait, les locaux du bourg étaient devenus trop petits. Nous avions pris des locaux provisoires mais la mairie sera installée rue de Rome, près du collège ».
Une façon selon Christian Robache de rassembler le bourg et le centre urbain. En revanche, le bourg pourrait accueillir la police municipale dans la Villa Ricci : « Nous pourrons étendre l’amplitude horaire, augmenter les effectifs et créer un CSU plus grand, adapté à une ville qui grandit ».
« Il faut prendre son temps »
Une partie de l’urbanisation restera à mener sur le mandat 2026-2032 : celle de la ZAC dite de l’université, là où une place ainsi qu’une passerelle, pour enjamber la ligne de chemin de fer, sont déjà prévues. Mais le reste « n’est pas fléché ». « Je l’appelle la capitale du Val d’Europe. Il faut construire les bonnes choses au bon endroit, en prenant en compte de nouveaux paramètres, les zones humides, etc. Il faut prendre son temps ».
Pour le futur mandat, l’enjeu sera selon lui d’asseoir et renforcer « toutes les politiques en faveur de la jeunesse, des seniors, la politique sociale et éducative ». Avec l’installation désormais certaine du lycée, il souhaite « renforcer le lien avec l’Education nationale ». « On a tous intérêt à se connecter pour suivre les jeunes dans leur parcours, développer des passions… », énumère le maire qui se dit « chanceux » d’avoir une équipe « investie et rigoureuse », renouvelée à 40 % avec « beaucoup de jeunes ».
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