Language Selection

Retrouvez votre bien-être dans ces temps dure sur Terre , Essayez le MedBed Quantique!
Cliquez ici pour réserver votre séance

Famille et pour toute la Famille avec Le Medbed Quantique® Orgo-Life® une technologie du Canada

Advertising by Adpathway

         

 Advertising by Adpathway

Ohio Art a payé 25 000 $ en 1960 pour un écran boudé à Nuremberg : ce qui y retient le dessin n’est ni un aimant ni de l’encre

1 hour_ago 28

         

NE LAISSER PAS LE 5G DETRUIRE VOTRE ADN Protéger toute votre famille avec les appareils Quantiques Orgo-Life®

  Publicité par Adpathway

Un technicien français retire un décalque d’une plaque d’interrupteur et découvre, par hasard, un phénomène qui va fasciner des générations entières. Pas d’aimant, pas d’encre. Juste de la poudre d’aluminium et de l’électricité statique. Une idée refusée à Nuremberg allait pourtant devenir l’un des jouets les plus vendus du siècle.

À retenir

  • L'invention d'André Cassagnes, refusée à Nuremberg en 1959, est rachetée par Ohio Art et lancée sous le nom Etch A Sketch à Noël 1960, s'écoulant à plus de 600 000 exemplaires dès la première année.
  • Le jouet fonctionne grâce à de la poudre d'aluminium plaquée contre la vitre par électricité statique, que le stylet racle pour dessiner et qu'une secousse redistribue pour effacer.
  • Le brevet déposé en 1959 a longtemps attribué l'invention à tort à Arthur Grandjean plutôt qu'à Cassagnes, une erreur corrigée après l'intronisation du jouet au National Toy Hall of Fame en 1998.

Un jouet refusé à Nuremberg qui allait valoir une fortune

L’histoire commence avec André Cassagnes, un électricien français qui travaillait dans une usine produisant du Lincrusta, ce revêtement mural en relief encore utilisé à l’époque. Vers 1955, en manipulant un décalque translucide destiné à une plaque d’interrupteur, il remarque un détail étrange. Les traits qu’il a tracés au crayon réapparaissent de l’autre côté de la feuille. Un hasard de laboratoire, en somme, mais de ceux qui changent le cours d’une vie.

Cassagnes met au point un prototype qu’il baptise L’Écran Magique. En 1959, il le présente à la Foire internationale du jouet de Nuremberg, l’un des rendez-vous les plus importants du secteur en Europe. Résultat, c’est un bide complet. Les professionnels présents jugent l’objet trop coûteux à produire et plusieurs fabricants potentiels passent leur tour, peu convaincus par ce gadget qu’ils trouvent gadget, justement.

C’est finalement la société américaine Ohio Art, basée à Bryan dans l’Ohio, qui flaire le potentiel de l’invention. Elle acquiert les droits pour 25 000 dollars, une somme record pour l’entreprise à cette époque. Un pari osé, puisque jamais le fabricant n’avait déboursé autant pour une licence. Un pari qui allait s’avérer payant au-delà de toute attente.

Ni aimant ni encre : le secret d’une poudre d’aluminium chargée d’électricité statique

Beaucoup imaginent que le fameux écran gris fonctionne grâce à un système d’aimants dissimulés derrière la vitre. L’idée est tentante, mais fausse. Le véritable mécanisme repose sur un principe plus subtil, celui de l’électricité statique appliquée à une fine poudre métallique.

À l’intérieur du boîtier se trouve de la poudre d’aluminium, maintenue plaquée contre la face interne de la vitre grâce à une charge électrostatique. Cette poudre forme une couche uniforme et opaque, invisible depuis l’extérieur tant qu’elle reste en place. C’est ce voile métallique qui donne à l’écran sa teinte grise si reconnaissable.

Dans l’Etch A Sketch, la poudre d’aluminium tient sous la vitre grâce à l’électricité statique, le stylet la gratte pour tracer, et une secousse efface. Pas d’encre qui coule, pas de recharge à acheter, pas d’aimant à manipuler. Juste un équilibre physique savamment exploité, hérité directement de la découverte fortuite de Cassagnes dans son usine de Montrouge.

Gratter pour dessiner, secouer pour effacer : la mécanique ingénieuse qui a conquis l’Amérique

Le dessin se forme grâce à un stylet relié à deux molettes, une pour les mouvements horizontaux, l’autre pour les verticaux. En le déplaçant, la pointe racle littéralement la poudre d’aluminium collée à la vitre, révélant ainsi la surface transparente en dessous. Le trait noir qui apparaît n’est donc rien d’autre que le contraste entre le verre nu et la poudre encore présente autour.

Pour effacer, il suffit de secouer l’appareil. Ce geste redistribue uniformément la poudre métallique sur toute la surface intérieure, grâce à de minuscules billes qui l’aident à se répartir, et la charge électrostatique fait le reste en la replaquant contre la vitre. L’écran redevient vierge, prêt pour un nouveau dessin, sans qu’aucune pièce ne s’use réellement.

Ohio Art lance ce mécanisme aux États-Unis pour la saison de Noël 1960, sous le nom qu’on lui connaît aujourd’hui, Etch A Sketch, soutenu par une campagne publicitaire télévisée qui marque les esprits. Vendu 2,99 dollars, le jouet s’écoule à plus de 600 000 exemplaires dès sa première année, selon les données rapportées par Toy Tales. Un succès immédiat qui ne s’est jamais vraiment démenti depuis.

L’histoire du jouet ne s’arrête pas à son lancement triomphal. Le brevet américain déposé le 23 juillet 1959 porte le nom d’Arthur Grandjean, comptable d’un investisseur de Cassagnes, ce qui a longtemps brouillé la paternité réelle de l’invention. Lors de l’intronisation de l’Etch A Sketch au National Toy Hall of Fame en 1998, c’est d’ailleurs Grandjean qui est crédité à tort comme créateur, une erreur corrigée depuis. Cassagnes, lui, s’est éteint en 2013 à Villejuif, à l’âge de 86 ans, laissant derrière lui un objet culte dont la production a quitté l’Ohio en 2000 pour la Chine, avant que la marque ne rejoigne le catalogue de Spin Master en 2016 pour 8,95 millions de dollars. Une trajectoire étonnante pour un gadget qu’aucun fabricant ne voulait, à Nuremberg, à la fin des années 1950.

👉 Un petit geste pour Sciencepost ? Suivez-nous sur Google, ajoutez-nous à vos favoris et retrouvez-nous sur Google Actualités pour ne manquer aucune découverte.

Rédigé par Brice L.

Brice est un journaliste passionné de sciences. Il écrit des articles scientifiques depuis plus d'une décennie, partageant avec vous les nouvelles découvertes et les dossiers les plus intéressants.

read-entire-article

         

        

Une nouvelle Vibration dans le Monde entier avec les Franchise Medbed Quantique®!  

Protéger toute votre famille avec la technologie Orgo-Life®

  Advertising by Adpathway