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Martin Dugas, qui a été arrêté la semaine dernière, fait maintenant face à six chefs d'accusation.
Accusé la semaine dernière de leurre informatique envers une mineure, il a vu des chefs d'incitation à des contacts et de contacts sexuels envers l'adolescente s'ajouter à son dossier.
L'homme de 48 ans est aussi accusé de production de matériel d'abus et d'exploitation pédosexuelle, ainsi que de l'avoir transmis ou rendu accessible à la victime alléguée, qui est âgée de moins de 18 ans.
Selon l'acte de dénonciation, les faits reprochés se seraient déroulés sur une période d'un peu moins d'un mois, soit du 18 juin au 11 juillet.

Me Valérie Simard-Croteau représente le Directeur des poursuites criminelles et pénales (DPCP) dans ce dossier.
Photo : Radio-Canada
Détenu depuis son arrestation, il devra patienter jusqu'à la semaine prochaine pour son enquête sur remise en liberté, alors que sa défense tente de lui trouver une place en thérapie.
Il a comparu mardi avant-midi par visioconférence depuis l'Établissement de détention de Québec. Le tribunal a rendu une ordonnance de non-publication protégeant l'identité de la victime alléguée. Il est aussi interdit à Martin Dugas de tenter de communiquer avec elle.
Enquête sur remise en liberté reportée
La procureure de la poursuite, Me Valérie Simard-Croteau, a indiqué maintenir son objection à la remise en liberté de Martin Dugas.
Son avocate, Me Julie Bégin, a précisé au tribunal qu'elle effectue actuellement des démarches pour tenter de trouver une thérapie au niveau de l'alcool pour son client.

Me Julie Bégin, avocate de la défense
Photo : Radio-Canada
Le dossier a été reporté à mercredi prochain pour l'étape de l'enquête sur remise en liberté. D'ici là, Martin Dugas demeure derrière les barreaux. Rappelons que l'accusé travaillait au sein d'un centre jeunesse de la région.
À la suite de son arrestation la semaine dernière, le CIUSSS de la Capitale-Nationale avait refusé de commenter publiquement la situation, invoquant le respect des procédures judiciaires en cours.
Par courriel, l'organisation a toutefois indiqué collaborer avec les autorités policières lorsqu'une telle situation survient. Le CIUSSSCN a également tenu à assurer que la sécurité des jeunes hébergés dans ses installations demeure sa priorité.


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